Un mois de juillet très chaud et très sec

Dans son bilan climatique provisoire publié le 30 juillet dernier, Météo France a confirmé que ce mois de juillet a été particulièrement chaud et sec en France.

Carte de France, écart à la moyenne mensuelle de référence 1981-2010 de la température moyenne, France, Météo FranceJuillet 2015 a été particulièrement chaud de l’Espagne à l’Europe centrale alors que l’Europe du Nord a connu des températures plus fraîches. En France, ce mois de juillet a été marqué par deux vagues de chaleur durant lesquelles de nombreux records ont été enregistrés en tout début, puis en milieu de mois. Excepté en Bretagne et le long des côtes de la Manche, les précipitations ont quant à elles été très peu fréquentes et généralement peu abondantes hormis sous des orages très ponctuels. Cette faible pluviométrie, combinée à des températures exceptionnellement chaudes, a provoqué un assèchement très important des sols, notamment sur un large quart nord-est du pays.

Une température moyenne supérieure à la normale
La température moyenne a été supérieure à la normale sur l’ensemble de la France malgré un net rafraîchissement en fin de mois. Les températures ont été supérieures aux normales de 2 à 4 °C sur la majeure partie du pays, voire localement de plus de 4 °C du Massif central au Nord-Est et aux Alpes. Elles ont en revanche été plus proches des valeurs de saison sur les régions bordant la Manche et la côte atlantique. En moyenne sur le mois et sur le pays, la température devrait dépasser la normale de 2.1 °C ce qui placerait ce mois de juillet au 3e rang des mois de juillet les plus chauds depuis 1900, derrière 2006 (anomalie de +3.6 °C) et 1983 (anomalie de +2.6 °C).

Des précipitations déficitaires sur la quasi-totalité du pays
Les précipitations ont été déficitaires sur la quasi-totalité du pays. Le déficit -supérieur à 40 % en moyenne sur la France- devrait souvent dépasser 70 % de l’Aquitaine au Centre et au Nord-Est, ainsi que sur les régions méditerranéennes où il est généralement tombé moins de 10 mm de pluie. De Midi-Pyrénées au sud de l’Auvergne ainsi que du Jura aux Alpes, le déficit est un peu moins marqué suite à quelques épisodes orageux intenses. Seules les côtes de la Manche et la Bretagne ont connu un arrosage plus régulier ; les cumuls de pluie y sont excédentaires.

L’ensoleillement a été généreux sur les régions du Sud ainsi que du Centre-Est au Nord-Est. Il a été excédentaire de 20 à 30 % du Massif central à l’Alsace. Sur le Nord-Ouest en revanche, il a été déficitaire, notamment en Bretagne où le déficit a dépassé 20 %.

Indice d’humidité des sols le 29 juillet 2015
L’indice d’humidité des sols est particulièrement faible dans un grand quart nord-est. En moyenne, on atteint une valeur inférieure à celle observée cette année seulement tous les dix ans. L’écart à la normale est important dans la moitié sud, sauf près des reliefs alpins et pyrénéens qui ont été arrosés par des orages. Dans les régions proches de la Méditerranée, la situation en matière d’humidité des sols assez favorable en début d’été, a beaucoup évolué au cours du mois de juillet avec la conjonction des vagues de chaleur, de l’absence totale de précipitations et du vent fort. Désormais les sols y sont souvent particulièrement secs même si les niveaux record ne sont pas atteints. Les départements situés de la Bretagne au Nord-Pas-de-Calais connaissent pour la plupart des conditions d’humidité des sols normales.
(Source : Météo France)

Commentaires (2)

  1. Josette

    J’ai acheté 3 pieds de tomates et voici ma récolte actuelle : 6 tomates cerises et 1 tomate « Corazon » qui a oublié de grossir. Sans doute la faute de la jardinière qui s’y est pris trop tard et planté les pieds dans des gros pots car le sol du jardin est dur comme du béton.. Mais l’été n’est pas fini, l’espoir fait vivre !

  2. jpp

    Dans mon jardin personnel (dans l’est) : oignons, ail microscopiques et presque immangeables. Pas de pois ni haricot, ni betterave, ni navet. Les tomates confirment leur résistance à la sécheresse en ce qui concerne les feuilles . Y aura -t-il des fruits, c’est une autre histoire…

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