Les Journées des Plantes de Courson s’installent dans le Domaine de Chantilly

Affiche Journées des Plantes de Courson à Chantilly, 15, 16 et 17 mai 2015
Le Domaine de Chantilly (Oise), désormais organisateur des Journées des Plantes, accueille la 62ème session de ce grand rendez-vous avec l’aide bienveillante d’Hélène et de Patrice Fustier. Rendez-vous les 15, 16 et 17 mai 2015 dans le Jardin Anglais du parc du château de Chantilly pour trois journées qui se veulent exceptionnelles.

Du parc de Courson (Essonne), rendez-vous des plus grands paysagistes des XIXe et XXe siècles, au parc de Chantilly (Oise), écrin du Grand parterre d’André Le Nôtre réalisé à la fin du XVIIe siècle et du Jardin Anglais dessiné par Victor Dubois en 1817, les Journées des Plantes de Courson à Chantilly s’apprêtent à illustrer à leur tour, cette osmose si particulière entre un lieu où s’écrit l’histoire du jardin et du paysagisme avec celle des plantes ornementales.

Domaine de Chantilly en hiver, Oise
Le Jardin Anglais du Domaine de Chantilly

Sous des grands arbres remarquables, le charme du Jardin Anglais se révèle au gré du tracé en courbe de ses chemins serpentant parmi de vastes prairies. Ici, l’eau se prête au dessin romantique de l’architecte Victor Dubois (1817). Sagement canalisée dans des biefs, elle s’écoule sous le Pont des Grands Hommes, sertit l’Île d’Amour, rejoint le bassin de Beauvais qu’elle anime de jets en colonne avant de dégringoler du haut d’une cascade comme au temps de Le Nôtre. Fabriques, treilles, statuaire et vasques participent de ce juste équilibre entre le végétal, l’eau et l’objet manufacturé symbole de la main de l’homme.
Après une campagne de restauration et de restitution entreprise entre 2011 et 2013, le Jardin Anglais s’apprête à accueillir deux fois par an, les Journées des Plantes de Courson transmises, désormais, au Domaine de Chantilly.
Les Journées des Plantes se dérouleront sur une longue prairie, déclinant en pente douce depuis le cadre somptueux du bassin de Beauvais et de sa cascade et, s’ouvrant au-delà des douves, sur une splendide vue du Château. Une situation idéale pour embrasser d’un seul coup d’œil ce paysage grandiose, façonné par le génie de ses bâtisseurs et concepteurs successifs.

Journées des Plantes de Courson à Chantilly, Domaine de Chantilly (Oise), 15, 16 et 17 mai 2015
« Plantes et transmission », le thème des éditions de l’année 2015
Le thème « Plantes et Transmission » est l’occasion de partir à la rencontre des pépiniéristes qui ont sélectionné dans leur production la plante qui, selon leur expérience et leurs observations, répond le mieux aux critères de transmission. Il sera question de beauté bien entendu, mais aussi de rusticité, d’adaptabilité, de sols et d’expositions. Un inventaire qui sera enrichi par l’intervention de paysagistes mais aussi de personnalités œuvrant dans des jardins botaniques et des jardins historiques.
Ces plantes et réflexions seront réunies dans une première fiche thématique consacrée au printemps avec des arbustes beaux du printemps à l’automne que ce soit par leur floraison, leur parfum, leur feuillage et leur fructification ; les grimpantes seront de la partie et, bien sûr, toutes sortes de vivaces ! Chacune de ces plantes sera accompagnée des précieux conseils de « son » pépiniériste.

Une conférence exceptionnelle avec Roy Lancaster
Vendredi 15 mai à 16h
En 1988, Roy Lancaster donnait à Courson une conférence qui devait marquer tous les esprits. Son sujet traitait de l’important tribut des missionnaires français en Chine quant à l’introduction de centaines de plantes chinoises dans les jardins européens. Vingt-sept ans plus tard, Roy Lancaster revient évoquer cette histoire sous l’angle des nouvelles connaissances et recherches occasionnées par ce passionnant sujet lors d’une conférence en compagnie de Jane Kilpatrick auteur de l’ouvrage Fathers of Botany – The Discovery of Chinese Plants by European Missionaries, publié en 2014 par The University of Chicago Press.
Les autres conférences :
Samedi 16 mai à 11h, Mathieu Constans, « Le jardin des 5 sens à Yvoire »
Samedi 16 mai à 14h, Olivier Bosc, « Œillets, tulipes, anémones, les fleurs du Grand Condé »
Samedi 16 mai à 16h, Hervé Bernard et Marco Martella, « Empreintes aux Tuileries »
Dimanche 17 mai à 11h, Patricia Grolier, « Mes plantes à caresser »
Dimanche 17 mai à 14h, Marie Levaux, « Bougainvillées fleurs du voyage »
Dimanche 17 mai à 16h, Isabelle Olikier-Luyten, « Roses, les meilleures variétés pour petits jardins »
Oeillets, Tulipes, Anémones. Les fleurs du Grand Condé, Domaine de Chantilly
Exposition « Œillets, Tulipes, Anémones. Les fleurs du Grand Condé. »

Cabinet des Livres du Château de Chantilly, jusqu’au 13 août 2015
En cette année consacrée à la transmission, le patrimoine conservé par le Cabinet des Livres du Château de Chantilly offre une magnifique opportunité d’illustrer moine conservé par le Cabinet des Livres du Château de ce thème autour du Grand Condé. Acteur de la Fronde, ce redoutable guerrier, condamné, exilé puis pardonné, partageait avec Louis XIV, le goût de la grandeur comme en témoigne, pour l’un et l’autre, leur parc respectif dessiné par André Le Nôtre. Au terme d’une véritable enquête effectuée dans le cœur précieux des archives, tout un pan méconnu de la personnalité du Grand Condé se révèle. Des courriers, des plans, des livres de comptes datés entre 1670 et 1695 mettent en évidence le goût des plantes d’un véritable amateur. Les jardiniers le savent, le jardin est une passion qui se partage, qui fut souvent l’objet de riches correspondances. Cette passion, le Grand Condé la partageait avec son conseiller Henry Caboud, avocat au parlement de Paris mais collectionneur de bulbes avant tout ! Il l’entretenait auprès du jardinier du roi, le célèbre La Quintinie, mais aussi auprès de son personnel en charge des collections de fleurs. Les livres de comptes signalent non seulement les prix prohibitifs de certaines plantes, mais également leurs origines lointaines, comme celles des bulbes en provenance de l’Empire Ottoman qui transitaient par le port de Gênes avant de gagner la France. Une histoire passionnante et inédite à découvrir en exclusivité au Château de Chantilly !

Domaine de Chantilly au début du printemps, Chantilly (60)Informations pratiques
Les 15, 16 et 17 mai 2015 de 10h à 19h. Le Château et les Grandes Écuries ferment à 18h, le parc, à l’exception du Jardin Anglais, reste accessible jusqu’à 20h.
Plein tarif : 20 euros (vente sur place).
Accès au Domaine de Chantilly : 20 min de l’aéroport Paris Charles de Gaulle et 40 km de Paris centre. Par la route : depuis Paris, autoroutes A3 et /ou A1 sortie « N°7 Survilliers » ou D316 et D317 ; depuis Lille et Bruxelles, autoroute A1 sortie « N°8 Senlis ». En train depuis Paris, départ de la gare du Nord, grandes lignes Paris-Chantilly en 25 min environ (j’ai testé pour vous, c’est très rapide). En arrivant à la gare, des navettes gratuites sont prévues, mais vous pouvez aussi prendre le bus ligne n° 15 qui vous conduit gratuitement jusqu’au Domaine de Chantilly. Vraiment très pratique !

Autoportrait (selfie) d'Alain Delavie, Paris 12e (75), 18 avril 2015, photo Alain Delavie

Je serai aux Journées des Plantes le vendredi 15 mai toute la journée. N’hésitez pas à me faire un petit coucou !

 

Commentaires (7)

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  4. Alain Delavie (Auteur de l'article)

    Merci JPP pour ce petit morceau de littérature qui évoque bien le site… À voir et revoir au fil des saisons.

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  6. jpp

    « Chaque paysan, matelot et laboureur, est propriétaire d’une petite blanche avec un jardin: parmi les herbes potagères, les groseilliers, les rosiers, les iris, les soucis de ce jardin, on trouve un plant de thé de Cayenne, un pied de tabac de Virginie, une fleur de la Chine, enfin quelque souvenir d’une autre rive et d’un autre soleil : c’est l’itinéraire te la carte du maître du lieu ». (Mémoires d’Outre tombe Livre 5, chapitre 5).
    Au début du Chapitre 7 du livre 3 , Chateaubriand, évoquant la vente de son domaine de La vallée aux loups, écrit :
    Je ne verrai plus le magnolia qui promettait sa rose à la tombe de ma Floridienne, le pin de Jérusalem et le cèdre du Liban consacré à la mémoire de Jérôme, le laurier de Grenade, le platane de la Grèce, le chêne de l’Armorique, au pied desquels je peignis Blanca, chantait Cymodocée, inventai Velleda. Ces arbres naquirent et crûrent avec mes rêveries : elles en étaient les Hamadryades.

  7. benam

    si il ne pleut pas!!!!!!!!!!!

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