Le programme SaveBuxus

Ces dernières années, les plantations de buis font l’objet d’attaques de plusieurs bioagresseurs émergents, causant d’importants dégâts et leur destruction dans de nombreux sites patrimoniaux et chez les producteurs de buis.

Pyrale du buis, photo  JC Martin
La pyrale du buis (Cydalima perspectalis) originaire d’Asie orientale ne cesse sa progression et les maladies du dépérissement du buis (Cylindrocladium buxicola, Volutella buxi) sont à l’origine de déclins massifs depuis la fin des années 2000 en France. La combinaison de ces deux problèmes émergents est un cas unique dont les professionnels des espaces verts et producteurs peuvent témoigner de l’extraordinaire virulence, en particulier au cours de l’été passé. Les mesures de gestion actuelles sont souvent insuffisantes pour lutter durablement et le plus écologiquement possible contre ce ravageur et ces pathogènes. Toutefois, certaines solutions biologiques encore peu étudiées constituent de réelles pistes pour lutter efficacement contre ces bioagresseurs.

Dégats sur Buxus sempervirens, photo C. Boyer
L’Astredhor et Plante & Cité coordonnent le programme SaveBuxus qui vise à apporter des solutions concrètes permettant de lutter efficacement contre ces bioagresseurs. Dès 2014, des travaux de recherche appliquée et des expérimentations seront mises en œuvre par les stations expérimentales de l’Astredhor (GIE Fleurs et Plante du Sud-Ouest, Arexhor Seine-Manche, Arexhor Grand-Est, Arexhor Centre), l’Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne de l’INRA PACA (équipes d’Avignon et du laboratoire Biocontrôle d’Antibes)

L’entreprise Koppert France, leader du biocontrôle en espaces verts est actuellement l’unique partenaire privé du programme au sein de ce consortium. Au vu des nombreuses demandes sur ces thématiques lors des derniers salons professionnels (Paysalia, Salon du végétal…), Koppert positionne le programme SaveBuxus comme un projet prioritaire car unique et novateur.

Parmi les solutions biologiques expérimentées : piégeage phéromonal, agents entomopathogènes et parasitoïdes pour la pyrale du buis ; mesures préventives et prophylaxie, résistance variétale, traitements alternatifs pour les maladies du dépérissement. Les premiers résultats seront diffusés fin 2014.

En 2014, le programme SaveBuxus bénéficie du soutien financier de l’interprofession Val’hor, de l’ONEMA dans le cadre d’Ecophyto et de FranceAgriMer.

Commentaires (2)

  1. jpp

    J’ai déjà signalé que nous avons à St-serge deux vieux buis qui font partie de notre patrimoine et qui sont infectés par la pyrale. Pour l’instant le système nettoyage- bacillus thuringiensis-filet de protection semble marcher et les tiges dénudées se couvrent de jeunes feuilles. Je pense que la maladie est effectivement arrivée via deux jeunes buis en pots du commerce , cadeau involontairement empoisonné d’un paroissien..

  2. nicole

    Il faudrait, pour commencer, que les jardineries ne vendent pas de buis malades (vu dans une chaine de jardineries qui fait aussi du bricolage ….) , et qu’en attendant d’éventuels traitements inoffensifs pour le reste du jardin, on ne plante plus de buis ! il existe des végétaux alternatifs, et ce serait le moment de les essayer, pour diversifier !
    pour ce qui est des grands domaines avec parcs à la française, le problème reste ouvert, jusqu’à la mise au point de végétaux résistants …. dans certains jardins tels que Maizicourt, le choix a été fait d’arracher les buis malades, les traitements actuellement sur le marché étant extrêmement polluants pour l’environnement des végétaux.

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