Les chiffres-clés 2013 des entreprises du paysage en Île-de-France

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Le 14 novembre dernier, l’Unep – les entreprises du paysage a dévoilé les chiffres clés 2013 du secteur. Un chiffre d’affaires en augmentation, des milliers d’emplois créés, un nombre d’actifs qui continue de croître… Rares sont les secteurs économiques qui ont traversé la crise avec une telle résistance. Avec 740 millions de chiffre d’affaires, le secteur du paysage en Île-de-France atteint aujourd’hui un niveau historique, malgré la crise.

Un secteur solide face à une reprise fragile de l’économie
Le secteur du paysage, fort de ses 92 500 actifs dans toute la France, dispose d’atouts solides : en deux ans, le nombre d’entreprises a augmenté de 7% pour atteindre 28 400 structures.
Le chiffre d’affaires a augmenté de 5,5% sur la période, une croissance quasi-miraculeuse dans un contexte de marasme économique pour l’ensemble de l’économie française. L’augmentation s’est également fait sentir, plus modérée, en Île-de-France où le secteur du paysage a atteint 11 700 actifs (+1,3%) et 2 270 entreprises (+3,2%). Le chiffre d’affaires, quant à lui, a connu une croissance de 4,2% par rapport à 2010.

Pascal Bertero, Président de l’Unep Île-de-France – les entreprises du paysage, commente :
« Fait rare en ces temps de crise, le secteur du paysage en Île-de-France a connu une croissance ces deux dernières années. Cette dernière reste toutefois faible par rapport à ce qui a été observé dans le reste de l’Hexagone. »

Les entreprises du paysage en Île-de-France : de jeunes TPE dynamiques… mais fragiles
En Île-de-France, 2 270 entreprises du paysage (8% des entreprises françaises), fortes de 11 700 actifs (12,5% des actifs en France) ont été comptabilisées en 2012.
Ces actifs se répartissent en 1850 non- salariés et 9 850 salariés (soit 15% des salariés du secteur en France).
L’entreprise du paysage type compte en moyenne 4,3 salariés et est dirigée par un chef d’entreprise âgé de 45 ans.
Ses salariés sont essentiellement des hommes (89%), âgés de 36 ans qui travaillent à 86% en CDI et majoritairement à temps plein (95%).

La profession est principalement constituée de structures récentes et de petite taille qui devront s’adapter et se préparer à une complexification des techniques du secteur dans les années à venir.

Le nombre d’emplois en Île-de-France stable en 2012
Depuis 10 ans, les entreprises du paysage n’ont jamais cessé de recruter, malgré la crise. Rien qu’en 2012, le secteur a créé 150 emplois nets en Île-de-France. Pascal Bertero confirme : « Le secteur joue la solidarité et maintient ses emplois, qui ont l’avantage d’être non-délocalisables. »
22% des entreprises, malgré le contexte économique tendu, ont des perspectives d’embauche.

1er semestre 2013 : une conjoncture houleuse

Des signaux inquiétants pour le secteur du paysage
Si la tendance des chiffres du secteur sur les dix dernières années témoigne de l’importance croissante des entreprises du paysage dans l’économie et le quotidien des Français, le baromètre Unep-Agrica du 1er semestre 2013* nuance le constat. En effet, la situation s’est détériorée depuis le début de l’année pour les entreprises du secteur : –3,5% de croissance au 1er trimestre et aucune croissance au 2nd trimestre 2013.
L’activité de création de jardins et espaces verts a particulièrement souffert : –4% sur le 1er trimestre.
L’entretien résiste légèrement mieux (–2,5%).

Les marchés publics enregistrent à eux seuls une baisse record de –5% sur le 1er trimestre, et –1% au 2nd trimestre. Les attentes réitérées des Français en matière d’espaces verts n’ont pas été entendues par les donneurs d’ordre publics, certaines collectivités territoriales n’ayant pas hésité à couper les budgets. Enfin, la chute du marché de la construction augure d’une prochaine baisse des carnets de commande pour les entrepreneurs du paysage.

Le recrutement reste également le paradoxe de la profession : 41% des entreprises ayant recruté ont fait part de leurs difficultés à trouver les candidats adéquats, invoquant principalement le manque de motivation ou de compétence.

Les entreprises du paysage restent néanmoins confiantes
Malgré les difficultés, le secteur du paysage tient bon. Les entreprises restent sources d’emplois : près de 6 entreprises sur 10 ont embauché au 1er semestre 2013 (57%) alors qu’elles n’étaient que 34% à déclarer vouloir le faire. En revanche, la part plus importante de CDD montre que les chefs d’entreprise n’ont qu’une visibilité réduite.

Les entrepreneurs continuent en parallèle à investir : comme au 1er semestre 2012, plus d’1 chef d’entreprise sur 2 (54%) déclare avoir investi au cours du semestre écoulé. Ils restent toutefois prudents : seuls 34% prévoient d’investir d’ici fin 2013. De façon plus générale, le secteur table sur une légère stabilisation des indicateurs avec une croissance nulle sur la fin de l’année 2013.

TVA à taux plein sur les services à la personne : un impact déjà perceptible
Affectées par le triplement de la TVA liée aux Services à la personne (de 7% à 19,6%), 7 800 entreprises se trouvent impactées de plein fouet. A l’échelle du pays, 11 200 actifs dédiés aux petits travaux de jardinage à domicile sont fortement menacés, et pour cause : près d’1 client sur 2 prévoit désormais de se tourner vers un prestataire non déclaré ou de diminuer la prestation demandée. La hausse de la TVA fait maintenant partie du top 3 des préoccupations des chefs d’entreprise*.

En Île-de-France, sur les 2270 entreprises du paysage recensées fin 2012, 21% sont des entreprises de services à la personne qui représentent 13% du chiffre d’affaires total et 20% des actifs.
(* Baromètre Unep-Agrica au 1er semestre 2013)

Commentaire (1)

  1. jpp

    Il y a une forte demande de paysage . Les architectes paysagistes et les artisans paysagistes en sont les bénéficiaires. Mais ils ne répondent pas à la demande réelle des habitants qui est de sortir un peu d’un monde mécanisé et standardisé. Aussi l’habitant commence à se passer d’eux….Et les villes, en manque d’argent, demandent aux habitants de se débrouiller pourvu qu’ils restent dans les clous. Restent les parterres des multinationales. Ca c’est un marché durable en symbiose avec la standardisation…

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