Exposition des diplômes de Paysagiste DPLG 2013 au Chai de Bercy (Paris 12e)

Exposition Avant-post au Chai de Bercy (Paris 12e)

De postures, de stratégies, de ripostes, de l’utilisation de compost et peut-être même de quelques belles impostures : voici ce dont il est question dans cette exposition.

Le rôle du paysagiste est crucial dans la conception, la fabrique et l’évolution de nos espaces de vie en société. C’est aux avant-postes que sa place doit être définie. Tel est le propos que défend cette exposition. Elle s’appuie sur la présentation des travaux des post-étudiants et tout frais paysagistes, diplômés de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille, regroupés autour de six thématiques :

  • L’humain d’abord ;
  • Matières à projet ;
  • Extra-ordinaire ;
  • Si c’était à refaire ;
  • Retournements/Détournements ;
  • Scénarios de demain.

Au cours des quatre années passées à l’école, chaque étudiant a reçu une formation qui lui a permis de façonner son regard, de développer une pensée et une pratique singulières. Celles-ci lui donneront la possibilité une fois sorti du nid, de suivre une ligne qu’il aura lui-même tracée.

Ce sont les travaux de fin d’études des soixante diplômés de la promotion 2013 de la formation de Paysagiste DPLG qui sont exposés au Chai de Bercy jusqu’au 24 novembre 2013, avec le soutien de la mairie de Paris.

AVANT-POST, note d’intention
Non, le paysagiste n’est pas indéfiniment voué à verdir des espaces conçus sans grande qualité. Et ce n’est pas après-coup qu’on doit faire appel à lui. Oui, il a un rôle crucial à jouer dans la manière dont se fabrique et évolue notre société. Et c’est aux avant-postes que sa place doit être définie.

Cette exposition fait de cet apophtegme sa gageure. En s’appuyant pour cela sur la présentation des travaux des paysagistes tout fraîchement diplômés de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille.

Pendant quatre années, chaque étudiant reçoit une formation qui lui permet de se façonner un regard, une pensée et une pratique qui lui sont propres. Elles lui donneront la possibilité, une fois sorti, de suivre une ligne qu’il aura lui-même tracée au fil des années, rencontres et projets menés.

Faire des choix sans forcément savoir où l’on va, Apprendre à se positionner et développer un esprit bien trempé, Revendiquer une certaine forme d’exercice du métier, Avoir les idées bien tranchées et prendre part aux débats.

Ces quelques principes sont partie intégrante de ce qui s’enseigne et se sème dans – mais aussi hors – les murs de cette école. Et, à défaut d’assurer la possibilité d’aménager une quelconque place de marché, ils ont pour objectif de permettre à chacun de se faire sa place sur le marché.

Ainsi, c’est autour de la notion de postures qu’a été conçue l’exposition. Ces postures, ce sont les nôtres, nombreuses, diverses, et pour certaines bien différentes de celle de Le Nôtre. Elles brossent le portrait d’un métier aux multiples facettes et modalités d’exercice. Et elles doivent être comprises comme des choix, des volontés individuelles, fortes et assumées, que chacun d’entre nous a élaborées et développées, conscient qu’elles constituent un bagage indispensable pour pouvoir bien exercer son futur métier.

C’est donc en faisant émerger différentes postures que six catégories ont été mises sur pied, à partir desquelles sont regroupés les différents travaux. Ainsi, même si notre commune formation nous a permis d’aborder un large spectre de domaines, d’acquérir des compétences multiples, de s’ouvrir et s’alimenter dans diverses disciplines, il nous semble important d’insister sur les postures, que chacun d’entre nous vient surajouter à cette base commune et indispensable à tout paysagiste.

Il y a donc autant de manières d’aborder le projet et sa démarche qu’il y a de postures. Et tout cela, évidemment, est dit sans aucune imposture…

Informations pratiques
La promotion de paysagistes DPLG sortie en juillet 2013 de l’École nationale supérieure de paysage expose ses travaux de fin d’études au Chai de Bercy, à Paris jusqu’au 24 novembre 2013.
Entrée libre.
Ouverture de 11h à 17h.
Chai de Bercy, 41 rue Paul Belmondo, Parc de Bercy, 75012 Paris.
Métro : stations Cour Saint-Émilion (ligne 14) et Bercy (lignes 6 et 14).

Plus d’information sur l’École nationale supérieure de paysage : www.ecole-paysage.fr
ENSP, Le Potager du Roi, 10, rue du Maréchal-Joffre, 78000 Versailles. Tél. : +33(0)1 39 24 62 00.
ENSP, 31, boulevard d’Athènes, 13232 Marseille cedex 01. Tél. : +33(0)4 91 91 00 25.

Commentaires (4)

  1. nicole

    j’abonde tout à fait dans le sens des dernières phrases de jpp, alors que l’expérience de certains pays étrangers prouve que non seulement on a besoin d’une vraie concertation dont les suggestions soient vraiment utilisées, mais d’une participation des riverains et des utilisateurs, d’une appropriation des « lieux verts » (je n’ai pas de terme plus approprié sous la main !).
    Cela sous entend une éducation (au sens large et libre) des habitants : pour expliquer ce qui est possible et ne l’est pas et pourquoi; pour guider dans la réalisation et/ou la participation de ces lieux verts, leur entretien ; une éducation du regard, accepter autre chose que les petites plate-bandes bien léchées et pourquoi, et peut être aussi une éducation de tous les acteurs publics , une éducation au lâcher prise, une confiance dans les bénéficiaires premiers de cette évolution : les habitants !

  2. jpp

    Un colloque pas loin de la question :

    Colloque « Participation créative, paysage et urbanisme durable : vers une évolution des pratiques professionnelles et de la gouvernance »

    5-6 décembre 2013

    Le colloque du Pôle Développement durable et territoires méditerranéens, « Participation créative, paysage et urbanisme durable : vers une évolution des pratiques professionnelles et de la gouvernance », 5 et 6 décembre 2013, Salle G. Duby, Maison Méditerranéenne des Sciences de L’homme, Aix en Provence.

    L’objectif du colloque est d’interroger les modes de décision participatifs encouragés par la Convention d’Aarhus (1998) et la Convention européenne du paysage (2000). La préoccupation de plus en plus marquée des populations pour la qualité de leur cadre de vie, la transformation de territoires habités et vécus par des projets de développement durable, génèrent de nouvelles formes de concertation/participation. Sous l’effet de la réglementation, les modalités de la concertation et les dispositifs participatifs se sont multipliés, mais restent le plus souvent symboliques, plus en recherche d’une légitimation des actions proposées que d’une réponse aux exigences des citoyens ou des associations. Parfois, l’opportunité même de la participation est mise en cause.

  3. jpp

    Sous les auspices des grands ancêtres (Monique Mosser, Michel Racine, Gilles Clément, Corajoud et autres), l’école de Versailles dispense un enseignement de grande qualité dans le sillage de la demande de paysage qui est une des grandes données de notre époque.
    Mais qu’est-ce qu’il sort de tout cela ? On l’a vu lors des dernières journées de l’école du Breuil : un mouvement corporatiste qui revendique, bien que coincé entre les urbanistes et les architectes, pas autre chose que sa place de décideur. Un mouvement qui ne voit pas plus loin que ça.
    Qu’en est-il de la demande formulée par l’habitant- citoyen qui est de se réapproprier son environnement ? Un environnement de plus en plus formaté et où il étouffe.
    Les paysagistes, comme les politiques, oublient bien vite ceux qui les ont porté au pouvoir…et rajoutent docilement une couche au formatage.

  4. Adrien

    Jusqu’au 24 novembre 2013 non?

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