Lancement de l’année Le Nôtre au Domaine de Sceaux (Hauts-de-Seine)

Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine

Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Yves Révillon, Vice-président du Conseil général en charge du Patrimoine non scolaire et des Promenades bleues et vertes, ont lancé « L’Année Le Nôtre » au Domaine de Sceaux hier lundi 8 avril.
Au programme :
Visite du chantier de réintroduction des parterres de broderies et de gazon des jardins du Domaine de Sceaux, à l’origine conçus par André Le Nôtre.
Cette visite était commentée par Pierre-André Lablaude, architecte en chef des Monuments historiques et maître d’œuvre du projet.
Le Conseil général des Hauts-de-Seine s’est fixé pour objectif de valoriser l’histoire des lieux en soulignant cette perspective paysagère majeure et en jouant sur la hiérarchie des parterres, fidèle en cela aux jardins réguliers des XVIIe et XVIIIe siècles.
Vernissage de l’exposition en plein air « Le Nôtre à Sceaux »
Seize panneaux disséminés dans le parc présentent l’art d’André Le Nôtre au Domaine de Sceaux (l’eau, les jeux optiques, les perspectives…).
Présentation des animations au Parc de Sceaux
Le Conseil général rend hommage au plus célèbre des jardiniers à travers de nombreuses animations : conférences, spectacles musicaux, visites guidées, journées d’études destinées aux professionnels…
Le chantier de restauration des parterres de broderies et de gazon en quelques chiffres :
  • 4 hectares réaménagés
  • 8 mois de travaux
  • 250 nouveaux ifs de 1,50 m taillés en topiaire
  • 70 000 buis, soit 6 km de linéaire végétal
  • 9 600 m² d’engazonnement
La restauration des parterres de broderies et de gazon du Domaine de Sceaux
Depuis 2008, le Conseil général des Hauts-de-Seine met en place une politique culturelle autour du projet de la Vallée de la culture, qui vise à développer tout au long de la vallée de la Seine les grands lieux culturels gérés par le Département. Le Domaine de Sceaux, bien qu’éloigné géographiquement de la vallée de la Seine, est pleinement inscrit dans le patrimoine historique, culturel et naturel du département et profite de cette volonté. Ce site de 180 hectares est un savant mélange de passé et de présent, de tradition et de modernité, de nature et de culture.
Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine
Un domaine historique prestigieux
Le Domaine de Sceaux, créé par Jean-Baptiste Colbert, grand ministre de Louis XIV, est composé de bâtiments pour la plupart classés monuments historiques, de jardins réguliers et
d’un grand parc. Le musée de l’Île-de-France se déploie dans les différents bâtiments et raconte les richesses de ce vaste domaine au sein de l’histoire de la région parisienne. Le Conseil général des Hauts-de-Seine a entrepris depuis plusieurs années la restauration des bâtiments et des jardin; le château, le Pavillon de l’Aurore, les Écuries, bientôt l’Orangerie, et certaines parties du parc et de ses alignements ont fait l’objet de travaux. De la grande perspective du château, qui s’ouvre sur l’axe historique reliant le parc de Sceaux au parc de
la Vallée-aux-loups, seul le tracé demeure. La réintroduction des parterres de broderies et de gazon dans le parc a pour objectif de renforcer la dimension historique du Domaine en soulignant cette perspective paysagère majeure, à travers le retour d’une hiérarchie des parterres, fidèle aux jardins réguliers des XVIIème et XVIIIème siècles.
L’illustration du génie d’André Le Nôtre
Lorsque Colbert achète le Domaine en 1670, il y fait construire un château et ses dépendances, en lieu et place d’un ancien manoir, et fait aménager un parc. Il sollicite pour cela les
meilleurs artistes de son temps : André Le Nôtre, Charles Le Brun, Jules-Hardouin Mansart… Le Pavillon de l’Aurore, les Écuries, l’Orangerie (construite par Jules-Hardouin Mansart pour le fils de Colbert) sont encore là pour en témoigner, de même que la grande perspective Ouest qui se développe sur plus d’un kilomètre, depuis la façade occidentale du Château jusqu’aux limites du parc. Elle est magistralement organisée par l’étagement du terrain en terrasses et vertugadins, complété par un jeu de rétrécissements progressifs, selon les règles de la perspective si savamment maîtrisées par Le Nôtre. Cette perspective est-ouest s’articule sur la perspective du Grand canal, grand axe nord-sud. Les deux axes se croisent au niveau du bassin central du parterre bas.
La composition qu’André Le Nôtre avait mise en place répond aux contraintes du site et reprend les éléments d’un jardin classique harmonieux: organisation autour du château pour le tracé des terrasses et du miroir d’eau, articulation des niveaux et du dessin des parterres avec les lois de la perspective, hiérarchisation des espaces, symétrie, grande place accordée aux aménagements hydrauliques et aux jeux d’eau. Trois niveaux couvrent une superficie d’environ 10 hectares : le parterre haut, le parterre bas (entre le Grand canal et la demi-lune) et la plaine des Quatre Statues.
Bassin, Octogone, Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine
Une restauration essentielle pour le Domaine de Sceaux
La qualité paysagère d’ensemble de cette grande perspective ouest est encore aujourd’hui bien établie, mais elle a perdu son organisation hiérarchisée conçue par Le Nôtre. Si l’étagement des différentes séquences a pu être conservé au cours des siècles, les transformations progressives des décors de broderies et de pièces coupées de gazon en simples compartiments de pelouses ont en revanche conduit à une uniformatisation d’ensemble de cette composante majeure du Domaine de Sceaux. Dans le cadre de la revalorisation du Domaine de Sceaux et de la « grande perspective du château », le projet de réintroduction des parterres de broderies et de gazon se définit en termes de conception paysagère, historique et fonctionnelle. Il associe l’histoire du site, la présence des tracés historiques des jardins classiques réguliers du XVIIème siècle ainsi que les usages actuels et projetés du parc.
Les trois composantes du projet : le parterre haut, le parterre bas et la Demi-lune
Deux compositions de parterres ont été conçues par André le Nôtre : l’une entre 1670 et 1683, Jean Baptiste Colbert était alors propriétaire du domaine, et la seconde,
après l’acquisition de terrains par son fils, le Marquis de Seignelay, entre 1683 et 1690.L’intervention du Conseil général se réfère à la partie la plus spectaculaire de
cette seconde campagne. Elle semble en effet être la plus représentative de cet art paysager si spécifique, en ce qui concerne la composition hiérarchisée et le traitement
décoratif végétal des parterres des jardins classiques et réguliers. Le programme de restauration se compose de trois étapes :
1- Le parterre haut : le rétablissement des motifs de broderies
Conformément aux grands principes de composition des jardins classiques de la fin du XVIIème siècle, les parterres les plus proches du Château sont les plus raffinés et les plus
« peignés », avec une délicate association de motifs de broderies, d’enroulements et de volutes enchâssés dans une compartimentation géométrique. Ces effets décoratifs sont créés à partir de buis taillés, valorisés par des tapis de matériaux au sol dont les teintes et les granulométries jouent en contraste. Ces éléments de composition peuvent aujourd’hui être restitués dans toute la richesse et la subtilité des décors d’origine, par la mise en œuvre de travaux traditionnels de plantations (buis, ifs, gazon) et de sols (granulats,
sables, etc.). Le Conseil général a souhaité garder les majestueux ifs centenaires qui sont aujourd’hui l’image forte de cette perspective ouest. Ainsi, les évolutions du Domaine, à travers les siècles, n’ont pas été effacées.
2- Le parterre bas : le rétablissement de la compartimentation et des pièces coupées
Le parterre bas est un remarquable exemple de compartimentation de pièces coupées de gazon, avec son dessin équilibré d’enroulements se découvrant
depuis les terrasses supérieures. Les dimensions décroissantes des compartiments, vers l’ouest, sont étudiées pour accélérer l’effet perspectif. Les étroites banquettes de gazon ponctuées d’ifs taillés renforcent les lignes de fuite, tant vers l’ouest (plaine des Quatre Statues) que vers le sud (Grand canal). Les restaurations vont permettre de rétablir une composition géométrique, conforme à l’esprit de Le Nôtre. Cette nouvelle compartimentation va nécessiter de réduire la partie inférieure du talus engazonné assurant le rattrapage de niveaux entre le parterre haut et le parterre bas. Ces travaux vont s’accompagner de la suppression de l’actuelle rampe pavée axiale, aménagée dans les années 1930, permettant ainsi de ne conserver que les cheminements latéraux d’un parterre à l’autre, selon la logique d’origine de découverte progressive des composantes du parc. Pour les parties latérales du talus, les emmarchements seront conservés pour la volée haute ; ils seront prolongés pour retrouver des niveaux de palier appropriés, avec la reprise de nivellement de la partie Est du parterre. Ce prolongement sera assuré par des marches et éléments de limon de réemploi provenant du démontage de la volée basse de ce même escalier. Pour réaliser les pièces coupées de gazon et assurer un contour précis et régulier des motifs, il est indispensable de mettre en place des voliges métalliques. Les étroites banquettes de gazon, ponctuées d’ifs taillés, vont renforcer l’effet de perspective des larges bandes axiales sablées. Des travaux préparatoires de sols et de drainage sont nécessaires.
3- La Demi-lune : la restauration ponctuelle des composantes
À la fin du XVIIe siècle, la Demi-lune était une vaste esplanade sablée bordée d’un double alignement d’arbres. Sa compartimentation a été engagée dès le début du XVIIIème siècle.
L’arc de grands ifs taillés en cône, adossé à un bahut régulier composé d’ifs taillés, fait aujourd’hui partie intégrante de cette composition. Seuls des travaux ponctuels de
remise en état des structures végétales sont nécessaires.
Le calendrier des travaux
Le Maître d’œuvre du chantier des broderies est Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments Historiques, une référence en matière de restauration des
jardins d’André Le Nôtre. Les travaux ont été lancés à l’automne 2012. Ils s’achèveront à l’été 2013. La durée des travaux s’étalera sur 8 mois. Les travaux sont réalisés sur environ 4 hectares. Le Conseil général des Hauts-de-Seine investit 1,7 M€ dans ce projet. Les travaux de terrassement, les interventions sur les réseaux hydrauliques, l’engazonnement ainsi que la plantation de végétaux (buis et ifs), permettront :
  • le redimensionnement décroissant des compartiments,
  • la reprise du talus central,
  • la disparition de la pelouse entre les deux terrasses actuelles,
  • la plantation de 70 000 buis, pour les bordures et les motifs (soit 6km de linéaire végétal), de 250 ifs de 1,50m, taillés en topiaires, dans les banquettes axiales et le pourtour des compartiments du parterre bas,
  • l’engazonnement de 9 600 m² (banquettes, compartiments et talus),
  • la restauration des réseaux hydrauliques des parterres.
Les travaux dans le détail
1) Le parterre bas :
Les compartiments des parterres étaient de dimensions décroissantes à partir du château pour dynamiser l’effet perspectif. La réintroduction du parterre bas est l’occasion de redessiner la composition géométrique et les compartiments en pièces coupées de gazon dessinés par André Le Nôtre.
2) Le talus Est :
Des interventions préalables de décaissement de sols au droit de l’actuel talus Est, le démontage des volées inférieures des emmarchements latéraux et la démolition de la rampe axiale pavée rétabliront l’emprise de la topographie d’origine.
3) Le parterre haut :
Il se compose des parterres les plus proches du château. Ce sont les plus raffinés. Visibles des fenêtres et de la terrasse supérieure du château, ils sont dessinés selon les codes techniques de l’époque. Tel un tapis, ils prolongent la décoration intérieure et mettent en valeur l’architecture du bâtiment. La particularité de la recomposition du parterre haut réside dans la préservation des lignes d’ifs taillés en cônes, centenaires et majestueux. La volonté de conserver la mémoire paysagère du site et de l’intégrer aux usages d’aujourd’hui, fait du parc de Sceaux un lieu ancré dans le monde actuel mais riche encore de son passé.
À noter : Les ifs taillés en topiaire font parties intégrantes des jardins classiques et réguliers, elles amènent une verticalité au plat des parterres. Les topiaires d’ifs des banquettes axiales et des pourtours des compartiments, seront formées selon 7 modèles choisis parmi les 300 créations de topiaires d’André Le Nôtre. Chaque modèle a son propre gabarit.
Rideaux d'arbres dans le Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine
400ème anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre : les animations culturelles proposées par le Conseil général des Hauts-de-Seine
Au-delà de la restauration des parterres de broderies et de gazon des jardins du Domaine de Sceaux, le Conseil général des Hauts-de-Seine célèbrera également le 400e anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre (1613-1700) avec des conférences, spectacles musicaux, visites guidées, journées d’études destinées aux professionnels…
Inauguration des parterres de broderies et de gazon restaurés dans le Domaine de Sceaux
À l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, samedi 14 septembre à 20h30, Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Yves Révillon, Vice-président du Conseil général en charge du Patrimoine non scolaire et des Promenades vertes et de la Promenade bleue, inaugureront les parterres de broderies et de gazon restaurés dans le Domaine de Sceaux, en présence de Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments historiques et Maître d’œuvre du projet. La présentation des parterres de broderies et de gazon sera suivie d’un spectacle de son et lumière de la Compagnie Carabosse, « Installations de feu », créé pour cette occasion.
Exposition en plein air « Le Nôtre à Sceaux » du 8 avril au 1er décembre 2013
Seize panneaux disséminés dans le parc présentent l’art d’André Le Nôtre au Domaine de Sceaux (l’eau, les jeux optiques, les perspectives…).
L’exposition présente l’art du jardinier et la manière dont cet art s’est déployé au parc de Sceaux : la métamorphose d’un territoire agricole qui se transforme en parc princier, la manière subtile dont la morphologie du terrain est utilisée pour créer des effets de surprise ou des illusions optiques, l’utilisation savante de l’eau, dans le grand canal et dans les nombreuses fontaines, l’art de la perspective, des proportions et des volumes qui restent, à ce jour, inégalés. En suivant le circuit de l’exposition, les promeneurs découvrent ainsi
in situ les grands principes de l’art d’André Le Nôtre.
À titre d’exemple, « L’anamorphose du Grand Canal » est présentée. André Le Nôtre maîtrisait l’art de la mise en scène du paysage et les effets de surprise. Sur la perspective du Grand Canal, il crée une illusion d’optique particulière, en appliquant le principe d’anamorphose. L’élargissement proportionnel et cadencé des bassins, observés d’un point de vue unique et lointain donne l’illusion de distances plus courtes.
Grand Canal du Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine
Cycle de visites thématiques autour de Le Nôtre et du jardin  » à la française »
De mars à novembre, à 15h devant l’entrée du Château. Durée : environ 2h. Gratuit et sans inscription.
Assurées par les conférenciers du Conseil général (paysagistes et historiens de l’art des jardins), elles permettront au public de découvrir les aspects les plus cachés de ce domaine historique, d’appréhender son histoire, les secrets de sa composition paysagère et botanique. Au fil de la visite, on découvre les secteurs les plus représentatifs de l’art de Le Nôtre mais aussi des recoins dans lesquels les visiteurs ne s’attardent pas d’habitude et qui recèlent leur lot de surprises, aussi bien sur le plan botanique qu’historique. Une attention particulière est portée au projet de restitution des parterres des broderies. Pendant la visite, l’exposition « Le Nôtre à Sceaux » sera commentée.
Visites du Parc :
  • Mars : dimanche 31,
  • Avril : dimanches 7, 21,
  • Mai : dimanches 19 et samedi 25,
  • Juin : samedi 1er et dimanche 2 (dans le cadre de « Rendez-vous aux Jardins 2013 »), samedi 29 et dimanche 30,
  • Septembre : dimanche 1er,
  • Octobre : dimanche 6,
  • Novembre : dimanches 10 et 17.
Visites du Musée de l’Île de France et du Parc :
  • Septembre : dimanches 8 et 29 à 14h30,
  • Octobre : dimanches 13 et 20 à 14h30.
    Au programme : Présentation de gravures du XVIIe siècle illustrant des jardins classique au musée, suivie d’une visite du parc.
Spectacle « Les fables de La Fontaine »
Samedi 25 mai de 14h30 à 17h30 devant le château. Les promenades durent environ 45 minutes. Départs toutes les 20 minutes. Gratuit.
Les liens que l’œuvre de Jean de La Fontaine entretient avec la nature et l’art des jardins de son époque sont profonds et complexes. On raconte que le poète, nommé « Maître des Eaux et Forêts » en 1652, passait de longues heures dans les bois à observer la vie des arbres et celle des bêtes. On se souvient également du célèbre Songe de Vaux, poème écrit pour célébrer le premier des grands jardins de Le Nôtre, Vaux le Vicomte, dessiné pour Fouquet. C’est sans doute dans un grand parc à la française et en particulier dans ses parties les plus mystérieuses, les bosquets, qu’une évocation des Fables de La Fontaine prend tout son sens. C’est là qu’elles rentrent en résonance à la fois avec la nature sauvage et avec la rigueur, l’harmonie et la grâce des compositions de Le Nôtre.
Ce spectacle-promenade autour des fables de La Fontaine a été conçu par Stéphanie Tesson, actrice, metteur en scène et auteur de textes de théâtre. Depuis de nombreuses années, l’artiste propose des animations inspirées de la nature et de l’art des jardins dans de grands parcs historiques avec les comédiens de Phénomène et Cie.
L’interprétation des acteurs est relayée par la création de costumes et de maquillages leur permettant de composer de véritables tableaux vivants. Les spectateurs sont invités, par petits groupes, à déambuler de tableau en tableau, menés par les personnages des Fables. Ils sont entraînés le long d’un parcours poétique et ludique, jalonné de surprises vivantes. Ainsi, le parc de Sceaux, qui, tout au long du XVIIe et du XVIIIe siècle, fut un lieu de fêtes, de spectacles et de jeux, redevient, l’espace d’une promenade, un théâtre de verdure. Il
retrouve ainsi sa vocation ancienne.
En cas de mauvais temps, le spectacle sera reporté au 26 mai (même horaires).
Spectacle « Le Nôtre et Louis XIV »
Vendredi 28 juin à 20h et dimanche 30 juin à 16h. À la terrasse de la plaine des quatre statues. Durée : 1h15. Gratuit.
Ce spectacle conçu par le musicien Patrick Scheyder (piano), Michael Lonsdale et Monique Scheyder (comédiens), permettra d’associer la musique, la littérature et l’art des jardins. Patrick et Monique Scheyder ont créé depuis 4 ans le concept des Spectacles « Musiques aux Jardins » qui associent de façon étroite Art des Jardins, Musique et Littérature. Leur nouvelle création de 2010, « Le Nôtre et Louis XIV », fait revivre l’œuvre du célèbre jardinier et ses relations avec son commanditaire principal, le Roi de France. Le spectacle traite de la relation entre le jardin et le pouvoir et montre de quelle manière la volonté d’un puissant monarque rend possible l’émergence d’un nouveau style dans l’art des jardins. Le Nôtre a su
composer entre les ordres du Roi et ses aspirations propres. Il a aussi capté la confiance puis l’amitié du souverain, permettant ainsi au métier de Jardinier d’acquérir ses lettres de noblesse. Cette « fable historique » nous renvoie également aux questions éminemment contemporaines sur les rapports complexes entre l’œuvre du paysagiste et les enjeux d’aménagement du territoire, la volonté politique et la valorisation de la figure professionnelle du jardinier.
Les textes : Des Fables de La Fontaine, remarquables pour leur critique de la « Volonté du plus fort » dans un contexte de Nature, alternent avec des extraits de lettres de Le Nôtre, des
dialogues imaginaires entre Le Nôtre et Louis XIV ainsi que des passages des traités de jardinage de Boyceau de La Baraudière et de Dézallier d’Argenville, contemporains des protagonistes du spectacle. Michael Lonsdale joue le rôle de Le Nôtre, tandis que Monique Scheyder lui donne la réplique en récitant les textes de La Fontaine.
La Musique : Patrick Scheyder jouera sur un piano Pleyel de 1884. Les œuvres de Bach, Couperin, Daquin, Delalande, Charpentier et des improvisations alterneront comme autant de
saynètes avec les textes originaux.
La Création Végétale : Une création végétale, réalisée par les jardiniers du parc, permettra de confronter l’art des jardins du XVIIe siècle, évoqué par le spectacle, avec l’idée contemporaine des jardins à la française.
« Un brin de lecture »
Le mardi 16, le mercredi 17 et le jeudi 18 juillet, de 14h30 à 17h30. Près du Pavillon de l’Aurore. Gratuit.
Dans le cadre de l’opération départementale « Un brin de lecture », le Conseil général aménagera un « salon de lecture » à ciel ouvert dans le parc de Sceaux. Romans, albums, livres de jeunesse, journaux, et bandes dessinées seront mis à la disposition du public, ainsi que des chaises, des tables de jardin et des coussins. Cette année, des ateliers et des lectures en plein air seront proposés au public. Trois d’entre eux seront consacrés à l’art d’André Le Nôtre et au jardin à la française. Dialogues et échanges avec le public parachèveront ces moments de lecture. Les ateliers seront prolongés par une brève visite du parc permettant de comprendre in situ les textes lus.
Jardin formel devant l'Orangerie du Parc de Sceaux, Hauts-de-Seine
Festival de l’Orangerie de Sceaux
Les samedis 13 juillet, 31 août et 7 septembre. Orangerie du Domaine. Payant.
Ces trois concerts seront suivis d’une visite du chantier des broderies du domaine, commentée par des paysagistes du Conseil général.
Depuis sa création par Alfred Lœwenguth, le Festival de l’Orangerie de Sceaux a pris une place de choix dans le paysage musical de l’Hexagone. Axé sur le quatuor et le récital de piano, le programme donne aussi une large part à des formations allant du duo à l’octuor, en passant par les récitals vocaux…
Pour les tarifs des concerts : www.festival-orangerie.fr
Cycle de conférences autour du thème « l’art d’André Le Nôtre dans le territoire des Hauts-de-Seine »
Petit Château du parc de Sceaux (9, rue du docteur Berger, 92330 Sceaux) à 18h. Inscriptions et renseignements : 01 41 87 29 71.Gratuit.
Un cycle de 6 conférences présentera au public des amateurs de jardins, passionnés et professionnels, l’œuvre d’André Le Nôtre sur le territoire des Hauts-de-Seine.
C’est dans ce département que se trouve certains des parcs les plus intéressants du jardinier de Louis XIV et plus illustratifs du style dit « à la française » : le domaine de Saint-
Cloud, que Le Nôtre redessina pour Monsieur, le frère du roi, et qui constitua un défi majeur pour le concepteur, à cause de la complexe morphologie du terrain et du parc préexistant ;
le domaine du fils de Louis XIV à Meudon, dans lequel Le Nôtre intervint dès 1679, lorsqu’il appartenait à Louvois, ministre de la guerre ; et, bien entendu, le parc de Sceaux, voulu par Colbert et agrandi par son fils, le marquis de Seignelay, qui continue à évoluer, de nos jours, notamment grâce à la restitution des parterres de broderies d’origine.
Chacun de ces domaines illustre une facette particulière du style de Le Nôtre, car dans chacun d’entre eux le jardinier dut faire face à des contraintes du terrain, aux goûts des commanditaires, à des stratégies politiques spécifiques. Néanmoins, dans tous ces sites, le génie de Le Nôtre et la singularité de son art apparaissent clairement : un goût prononcé pour des jeux d’optiques d’une subtilité inégalée, l’échelle territoriale qui déborde bien souvent de l’enceinte des domaines, le travail très complexe sur l’organisation et la hiérarchisation des espaces, le contraste entre les pleins (les bosquets) et les vides (les grands axes), les perspectives tantôt accélérées tantôt ralenties…
Afin de comprendre les secrets de cette science du terrain, des historiens des jardins, des architectes et les responsables de ces parcs prennent la parole et répondent aux questions
qui ne manquent jamais de se poser lorsque l’on aborde le travail d’un artiste aussi polyédrique.
  • mercredi 11/9 à 18h – Le Nôtre, jardinier : sa vie, son œuvre(Erik Orsenna, philosophe, écrivain, membre de l’Académie Française, auteur du « portrait d’un homme heureux – André Le Nôtre ») sous réserve
  • mercredi 18/9, à 18h – Le Nôtre en Île de France (Aurélia Rostaing, historienne des jardins, auteur de « Les jardins de Le Nôtre en Ile de France »)
  • mercredi 25/9, à 18h – Le Nôtre et la science du terrain (Frédéric Sichet, historien des jardins, paysagiste)
  • mercredi 2/10, à 18h – Le domaine de Sceaux (Christian Lemoing, responsable des parcs du sud du département des Hauts-de-Seine, et Dominique Brême, directeur du Musée d’Île de France)
  • mercredi 9/10, à 18h – Le domaine de Meudon (Francis Villadier, conservateur en chef du patrimoine)
  • mercredi 16/10, à 18h – Le domaine de Saint-Cloud (Sylvie Glaser, administratrice du domaine de Saint Cloud)
  • mercredi 23/10, à 18h – La restauration des broderies du parc de Sceaux (Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments Historiques, maître d’œuvre du projet)
Deux journées d’étude : « L’héritage d’André Le Nôtre », lundi 30 septembre et mardi 1er octobre
Gratuit (sur inscription au 01 41 87 29 71).
Depuis des siècles, on célèbre le génie de Le Nôtre et la manière dont celui-ci a su transformer le jardin à la française en véritable œuvre d’art paysagère. Il semblait nécessaire, à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance, de s’interroger, avec d’autres gestionnaires de parcs, des paysagistes et des historiens, sur le sens que l’œuvre de Le Nôtre a acquis au fils des siècles, en France et ailleurs, mais aussi sur la manière dont elle alimente la création paysagère contemporaine ou sur les pratiques actuelles d’aménagement du territoire. Réservées à un public averti, elles permettent aux professionnels du paysage et aux chercheurs de se confronter sur la portée historique de l’œuvre de Le Nôtre ainsi que sur les pratiques de gestion, de valorisation et d’ »usage » de ces parcs aujourd’hui. Pour mener à bien cette réflexion interdisciplinaire, les deux journées seront animées par des paysagistes, des historiens de l’art des jardins spécialistes de l’œuvre de Le Nôtre, des jardiniers et des responsables de parcs publics et privés. Tour à tour, ils interviendront pour illustrer une thématique spécifique, détailler des projets en cours dans les parcs de Le Nôtre, développer des problématiques, techniques ou culturelles, liées à l’héritage des jardins classiques du XVIIe siècle.

  • Lundi 30 septembre
    La journée sera ouverte par Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine. La matinée sera consacrée au style de Le Nôtre dans l’histoire de l’art des jardins français jusqu’à nos jours : les traités qui ont vulgarisé les principes de son art (Dezallier D’Argenville…), l’œuvre des Duchêne et la réinvention du style « à la française » à la fin du XIXe siècle, l’influence de Le Nôtre sur le travail des paysagistes contemporains… Dans l’après-midi, des intervenants aborderont le thème de l’essaimage de ce style en dehors des frontières du Pays : en Angleterre, en Allemagne, en Italie ou au Portugal. Le programme de cette première journée est en phase d’élaboration. Parmi les intervenants : Michel Audouy et Chiara Santini (paysagistes, enseignants à l’Ecole Nationale du Paysage de Versailles).
  • Mardi 1er octobre
    La journée entière sera consacrée aux pratiques de gestion et de valorisation des jardins d’André Le Nôtre en Île-de-France.
    Avec la participation de : Pierre-Antoine Gatier (Architecte en chef des Monuments historiques et responsable du projet de restauration du réseau hydraulique du domaine de Chantilly) : « L’eau à Chantilly »; Alexandre de Vogüé (domaine de Vaux le Vicomte) : « Faire vivre un grand parc classique aujourd’hui »; Gilles Becquer (jardinier en chef de Saint-Germain-en-Laye) : « La gestion du jardin français et de la terrasse de Saint-Germain-en-Laye »; Louis Benech (paysagiste) : « Revisitation ou réinterprétation : les exemples des Tuileries et du bosquet du Théâtre d’Eau de Versailles » ; Pierre-André Lablaude (Architecte en chef des Monuments historiques) : « La restauration du jardin de Sceaux »; Sylvie Glaser (directrice du domaine de Saint-Cloud) : « Valorisation du patrimoine historique et paysager du domaine »; Pierre Bonnaure (historien des jardins, jardinier en chef aux Tuileries) : « Conservation des structures végétales dans les jardins de Le Nôtre »; José Girard et Olivier Bouviala (responsables de l’unité Sceaux et du patrimoine naturel du sud du 92) : « Démarche environnementale et conservation du patrimoine historique dans le domaine de Sceaux ».
Réédition de l’ouvrage « Le parc de Sceaux » (Ed. Jaques de Givry)
En vente en octobre 2013 dans les boutiques des musées départementaux. Prix : 17 euros.
Publié en 1996 par l’éditeur et photographe Jacques de Givry, le livre « Le parc de Sceaux » relate l’histoire du domaine, de sa création sous Colbert, jusqu’aux restaurations qui, à partir des années 1920, lui ont permis de retrouver sa splendeur d’autrefois. Si cette histoire est retracée par des gravures et des plans anciens, un portfolio de photographies de Jacques de Givry présente le parc actuel au fil des saisons, ses ambiances, ses usages. L’ouvrage étant épuisé, le Conseil général et l’éditeur ont voulu le rééditer à
l’occasion de l’année Le Nôtre, afin de répondre à la demande du public et de continuer à faire connaître ce joyaux de l’art des jardins à la française. Cette réédition est l’occasion de valoriser une des caractéristiques principales du domaine : sa capacité à évoluer avec son temps tout en restant fidèle à son histoire et à son caractère de grand parc à la française. Des photographies et des textes nouveaux ont été ajoutés. Ainsi, cette réédition illustrera les réaménagements récents du parc (la restauration du jardin du Petit Château, de celui des Félibres, de l’allée de la Duchesse…), tandis que la réintroduction des parterres de broderies sera présentée par Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments Historiques, et maître d’œuvre du projet. Le livre permettra au public de se familiariser avec le patrimoine naturel du parc, sa faune, sa flore et ses milieux naturels, dont les visiteurs ignorent parfois la richesse. Un nouveau texte illustrera la manière dont le domaine est géré de façon à favoriser la biodiversité, grâce, par exemple, à la présence de « zones naturelles protégées » ou à l’utilisation de méthodes d’entretien respectueuses de l’environnement.
Inauguration des parterres de broderies et de gazon des jardins du Domaine de Sceaux et spectacle « installations de feu »
Samedi 14 septembre de 20h30 à 23h, ddans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2013.
En point d’orgue du 400e anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre (1613-1700), Patrick Devedjian, Député et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine, et Yves Révillon,
Vice-président du Conseil général en charge du Patrimoine non scolaire et des Promenades vertes et de la Promenade bleue, inaugureront les parterres de broderies et de gazon restaurés dans le Domaine de Sceaux, en présence de Pierre-André Lablaude, Architecte en Chef des Monuments historiques et Maître d’œuvre du projet, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2013.
La présentation des parterres de broderies et de gazon sera suivie d’un spectacle de son et lumière de la Compagnie Carabosse, « Installations de feu », créé pour cette occasion. La
Compagnie Carabosse est un collectif composé d’artistes concepteurs, scénographes, constructeurs, comédiens, musiciens, inventeurs, poètes, photographes et plasticiens. Depuis plus de 15 ans, cette compagnie d’arts de la rue investit l’espace public, aussi bien en Europe que sur les autres continents. Ce qu’ils proposent est souvent hors normes, non formaté, parfois insolent, toujours empreint d’humour et de poésie. Régulièrement, au sein de leurs « Installations de Feu », les artistes de la compagnie Carabosse dessinent, au gré du parcours de flammes, un voyage sonore et musical. Leurs créations explorent des scénographies de grande ampleur, à l’échelle d’une ville, d’un quartier, d’un parc. Chaque « Installation de Feu » est une création in situ, fruit d’une écriture originale et spécifique au lieu. La flamme, et l’utilisation singulière qu’ils en font, constituent une signature immédiatement identifiable. Son but est de souligner le caractère d’un lieu et y créer une atmosphère originale, spectaculaire et un jeu d’images poétiques.
Le projet conçu pour le domaine de Sceaux vise à valoriser les deux éléments géométriques les plus frappants de cet aménagement typique des jardins classiques et réguliers dits : « à la française », la perspective et la symétrie, tout en les transcendant. Des pots de feu, des boules de flammes flottant sur le bassin central de l’axe du château, des « mises en feu » des broderies, des automates mono-cyclistes se promenant sur des câbles ou des musiciens permettront de faire apparaître, en les magnifiant, toute la poésie et la grâce des dessins végétaux conçus par Le Nôtre. Le Domaine de Sceaux retrouvera, l’espace d’une soirée enchantée, l’ambiance des fêtes grandioses dont il fut le théâtre aux XVIIe et XVIIIe siècles.
 La gestion environnementale du Parc de Sceaux
La gestion à long terme
Lancée en 2010, l’élaboration du plan de gestion du parc départemental du Domaine de Sceaux s’inscrit dans une démarche de développement
durable. L’élaboration de ce document a été aussi l’occasion de formaliser ce que l’on appelle communément la « gestion différenciée ». Celle-ci n’a pas pour seul objectif de conserver et développer la flore et la faune sauvage d’un site. La gestion différenciée d’un parc se conçoit plus globalement dans une logique de développement durable où les intérêts
économiques, écologiques, sociaux et culturels doivent s’équilibrer et « se nourrir » les uns les autres. Concrètement, le parc départemental du Domaine de Sceaux ayant plusieurs vocations (historique, culturelle, paysagère, naturelle, ludique, sportive…), sa gestion doit a fortiori garantir des espaces différents qui les porteront. La gestion différenciée est la source des différentes ambiances paysagères et des différents usages du parc. Actualisé tous les 5 ans, le plan de gestion s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue dont l’objectif final est la transmission aux générations qui nous suivent d’un patrimoine intelligemment préservé.
La gestion à moyen terme
Cette gestion différenciée présente l’intérêt d’offrir au public une plus grande diversité de paysages. Aujourd’hui, nous sommes en train de passer d’une gestion plurielle vers une gestion différenciée, en conservant et valorisant cette part environnementale, tout en conservant le caractère historique du site.
L’eau
Le Domaine de Sceaux comprend sept bassins historiques avec jets d’eau ainsi que des Grandes cascades se déversant dans le bassin de l’Octogone. Tous fonctionnent en circuit fermé avec recyclage. Seuls les bassins de l’Olympe du Petit château et du jardin de l’Orangerie utilisent l’eau de ville ; les autres sont alimentés par deux forages situés au sein même du parc.
Les boisements
Le parc compte près de soixante hectares de boisements composés de chênaie-charmaie et frênaie érablière sous forme de futaies, de taillis ou de bosquets. Un premier plan de gestion forestière a été mis en place en 1995. Malmené par la tempête de 1999, ce plan de gestion a été revu en 2000 puis en 2005 et les supports informatisés. La gestion des boisements est une gestion sylvicole active mais sans objectif de production. La régénération des boisements est artificielle afin d’aider le peu de régénération naturelle qui peut se former. Les plantations de baliveaux ou de tiges sont toujours accompagnées d’arbustes à baies, favorisant ainsi le développement de la faune. La plupart des alignements du parc (soit 12 km) sont traités en taille architecturée. L’intervention consiste en une taille en vert qui a lieu entre mars et septembre. Elle est réalisée par une entreprise spécialisée avec une machine à guidage laser.
Le fleurissement
Les rosiers : les parterres de rosiers du parc sont une composante importante du Domaine de Sceaux. Ils se situent Plaine de Châtenay, au Fer à cheval et à l’Hémicycle. Les variétés de rosiers, d’un rouge lumineux, sont semi-remontantes, ce qui offre un fleurissement plus long et plus fourni.
Le fleurissement saisonnier : très remarquables, quand viennent les beaux jours, les massifs floraux sont très prisés par le public. Quatre secteurs du parc sont concernés par des décorations florales qui évoluent au cours des saisons : le jardin du Petit château, les jardins de l’Aurore, le jardin de l’Intendance, le jardin sud de l’Orangerie. Depuis novembre 2012, la cour d’honneur et l’accès au château sont décorés par des bacs plantés de lauriers nobles et qui seront fleuris à leur pied.
La préservation de la biodiversité
Le Conseil général des Hauts-de-Seine met en place des mesures de conservation et de gestion des espaces et des habitats afin de préserver et de développer la diversité biologique. Depuis cinq ans, les actions qu’il met en œuvre sont :
  • La création de zones naturelles protégées.
    Il s’agit d’espaces de nature clos. Les zones naturelles protégées (ZNP) sont créées dans des milieux diversifiés qui peuvent être des boisements jeunes à vieillissants, des friches, des prairies, des milieux humides ou une mare. Les interventions d’entretien y sont limitées et peu fréquentes. La diversification des habitats et la tranquillité en font des zones refuge précieuses pour la faune, notamment pour les espèces sensibles au dérangement comme l’épervier d’Europe ;
  • Les équipements et aménagements destinés à la faune.
    A titre d’exemple, il existe aujourd’hui 233 nichoirs sur le Domaine de Sceaux. L’installation de ruchers permet le développement des populations d’abeilles indispensables à la pollinisation et donc à la reproduction des plantes ;
  • La gestion des zones humides, avec l’implantation de radeaux végétalisés pour l’avifaune aquatique sur le Grand canal et le bassin de l’Octogone.
    Il y a également la création de mares qui permettent de recréer des écosystèmes aquatiques très riches et de diminuer les rejets des eaux vers les réseaux d’assainissement ;
  • La démarche « zéro phyto ».
    Elle correspond à la suppression des pesticides, des désherbants chimiques et autres produits phytopharmaceutiques. La démarche « zéro phyto » a pour objectifs notamment de réduire la pollution des eaux des rus, des eaux de surface et des nappes souterraines, de contribuer à réduire la pollution de l’air par les molécules de synthèse, d’éviter d’exposer le public, les applicateurs et la faune aux risques chimiques liés aux traitements. Cette conversion a commencé en 2003 ;
  • La valorisation des déchets verts, par la réduction des exportations. Pour ce faire deux actions sont entreprises :
    réduire l’exportation en étalant dans les boisements les feuilles ramassées sur les allées principales, et en procédant à l’épandage des produits de taille dans les massifs d’arbustes, après les avoir broyés ;
    valoriser la plateforme de compostage mise en service en 2008. Le compost est utilisé pour l’amendement dans les massifs ;
  • L’incitation au recours aux énergies alternatives par :
    l’acquisition de moyens de déplacement moins polluants ;
    la création, en 2010, d’un bâtiment haute qualité environnementale ;
  • l’utilisation d’animaux tels qu’un cheval de trait (transport, ramassage des déchets…) ou de moutons pour le pâturage des prairies ; l’utilisation depuis 2005 de carburant écologique (un carburant sans benzène, ni éther, à très faible teneur en soufre et hydrocarbures aromatiques) ; la diminution de la pollution sonore ;
  • L’intégration de la démarche environnementale dans les marchés publics
    Le cahier des charges du marché public passé avec l’entreprise d’entretien du parc intègre les exigences de la démarche environnementale. L’entreprise est amenée également à proposer des solutions innovantes pour aller plus loin dans la protection de l’environnement.
  • L’intégration, depuis 2011, d’une clause sociale dans le marché d’entretien du parc pour permettre le recrutement de personnes en insertion.
Le parc départemental du Domaine de Sceaux est classé « jardin remarquable » par le ministère de la Culture.
Le parc est actuellement dans une phase de labellisation « espace vert écologique », destiné à expliquer au public les actions de développement de la nature et de la biodiversité dans un parc au caractère historique bien affirmé.
Grâce à ces actions, le Domaine de Sceaux a été labellisé en 2012, Espace vert Écologique® et son label « jardin historique » lui a été renouvelé.

Commentaires (2)

  1. Pingback: Lancement de l'année Le Nôtre au D...

  2. mamiefanfan

    ah!!!! leparc de Sceaux, toute mon enfance !!!!!!!!!!!!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

14 Partages
Partagez11
Tweetez
+1
Enregistrer3
Partagez