Nouvelle enquête participative pour suivre les migrations nocturnes des amphibiens d’Île-de-France

Natureparif, l’Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France, convie les Franciliens à prendre part à une nouvelle enquête sur la mortalité routière des amphibiens pendant leur migration nuptiale, période particulièrement sensible.

Après un long repos hivernal, dès les premières soirées douces du mois de février, les grenouilles, crapauds, tritons et salamandres se réveillent. À la tombée de la nuit, ils quittent leur cachette pour rejoindre au plus vite la mare où ils ont vu le jour pour s’y reproduire. Les premiers arrivés choisissent les meilleures places et ont donc plus de chances de courtiser les femelles. Dans cette course contre la montre, il faut donc prendre le chemin le plus court quitte à traverser une route et prendre le risque de se faire écraser.

L’objectif de cette enquête est de recenser les portions de routes traversées par les amphibiens et d’évaluer l’abondance de ces déplacements afin de mettre en place des dispositifs de franchissement adaptés : crapaudromes ou crapauducs.

À Affaurgis, aux abords de l’étang des Vallées, un crapaudrome existe depuis 1994. Pilote en Île-de-France, il existe grâce au suivi du PNR Vallée de Chevreuse et de nombreux bénévoles. Pas moins de 6000 amphibiens sont sauvés chaque printemps.

Appel à participation
Les amphibiens sont classés en 2 catégories : les crapauds et grenouilles, qui n’ont pas de queue, et les tritons et salamandres, qui eux en ont une. Pour chaque observation, estimez grossièrement le nombre d’individus vivants et morts pour chacune des deux catégories ainsi que la largeur de la route qu’ils doivent traverser. Il vous suffit ensuite de vous connecter au site http://amphibiens.natureparif.fr/ pour saisir vos données. Vous y trouverez également des outils d’identification qui vous permettront d’affiner vos observations.

Tout le monde peut participer !
Conducteurs de nuit, Natureparif compte sur vous : que vous soyez de retour du travail ou en partance pour un diner, vous avez peut être déjà été amené à slalomer pour éviter les grenouilles. Vos observations intéressent Natureparif. N’hésitez pas à faire part de souvenirs plus anciens, que vous ayez déjà vous-même observé ce phénomène ou qu’un tiers vous en ait parlé. Les premiers résultats de cette enquête seront ensuite communiqués au printemps.

Commentaire (1)

  1. Sylvaine

    Je ne peux pas participer mais ce que je peux dire, c’est que nous en avons des dizaines dans notre bassin tous les ans !
    Ils ne sont pas encore arrivés mais cela ne va pas tarder.
    Bonne journée

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