Exposition des oeuvres de Robert Arnoux à Bagatelle du 19 mars au 2 juin 2013

Affiche de l'exposition des oeuvres de Robert Arnoux à Bagatelle du 19 mars au 2 juin 2013

Du 19 mars au 2 juin 2013, le sculpteur Robert Arnoux est invité par le prestigieux Parc de Bagatelle (Paris 16e). Une trentaine de ses « petites sociétés humaines » vont investir les pièces d’eau et les différents jardins de ce parc romantique et emblématique du XVIIIè. Robert Arnoux y ouvre un nouveau regard à travers un dialogue poétique entre ses personnages et le jardin.

Robert Arnoux a choisi de faire dialoguer le cadre idéalisé de Bagatelle avec ses oeuvres poétiques et humanistes. Depuis une dizaine d’années, ses curieux personnages promènent leurs silhouettes élancées simplifiées à l’extrême, en solitaire, en couple ou en famille, dans les plus beaux parcs et jardins de France comme Auvers-sur-Oise, Saint-Jean de Beauregard, Le Vert-Bois, Le Point du Jour, ou encore Séricourt “Jardin de l’année 2012” où il fut invité tout l’été dernier. Ses silhouettes taillées dans un seul bloc sont comme un miroir tendu au promeneur, un concentré d’humanité figée et pourtant terriblement vivante. Des oeuvres qui tendent vers l’abstraction et l’épure pour exprimer l’essence de l’être, réunies comme dans une comédie humaine en plein air.
À Bagatelle, lieu de plaisir et de liberté, il évoque la recherche du bonheur et de l’amour partagé, ou l’art de vivre ensemble dans une société apaisée respectueuse de la nature. Une exposition qu’il conçoit en hommage au photographe Édouard Boubat et en référence à l’ouvrage “l’Homme Joie” de Christian Bobin.
Robert Arnoux est un artiste atypique qui a pris les chemins buissonniers pour exercer son art qu’il pratique depuis une vingtaine d’années en parallèle de son activité professionnelle.
Formé à l’atelier Pierre Soulages de Charenton (Val-de-Marne) où il vit, il s’inscrit dans l’héritage des grands sculpteurs modernes, Brancusi, Moore… mais avec une dimension contemporaine accentuée par un travail sur l’universalité. Le trait d’union entre la tradition ancestrale et le traitement contemporain des thèmes immémoriaux est magnifié grâce à des textures minérales inédites qu’il a conçues spécifiquement pour l’extérieur issues de la technique de la fresque murale. Pour cette exposition, il s’engage dans une nouvelle voie esthétique avec la recherche d’effets et de matières jouant avec des minéraux tels que le Mica doré du Brésil, le Corindon …
Robert Arnoux, voyageur de l’intemporel
Par Brigitte Camus Auteure, Directrice de collection aux Éditions Le Livre d’Art
Robert Arnoux croit en une forme d’universalité qui transcende les frontières et les univers ; c’est pour cela qu’il inscrit son aventure artistique dans un continuum, puisant aussi bien dans l’art rupestre, l’art égyptien que dans l’art roman, le gothique, l’art sacré et l’art actuel. Il « communie » avec le roi Salomon et la reine de Saba, les vierges à l’enfant, et les fresques de Fra Angelico. Si sa filiation artistique le rapproche de Moore et Brancusi, c’est aussi un admirateur fervent de grands sculpteurs contemporains, tels Christian Lapie, Denis Monfleur, Jaume Plensa et Florence de Ponthaud-Neyrat.
Robert Arnoux aboutit à l’ascèse et à l’épure faisant fi de toute époque et de tout enfermement pour cheminer vers l’élévation. Aussi ses statues sont-elles vigies, figures de proue, âmes chevillées au corpus de la pierre et de la chaux et au corps de la passion… Vierges blanches ou noires, totems hiératiques face aux tornades existentielles, elles défient le temps. Certaines statues vivent avec des scarifications d’autant plus surprenantes qu’elles apparaissent sur la peau faussement lisse de la sculpture telles des cicatrices ; d’autres sont habillées somptueusement de mica, de corindon, de phosphorescence.
Ainsi toutes les formes d’amour, le couple, le sentiment maternel, la communion avec la nature, le rapport au monde étau divin, sont-ils embrassés dans un même élan pour mieux nous embraser. Sans cesse, Robert Arnoux repousse les limites du regard pour nous emmener ailleurs. Son oeuvre qui invente un autre monde pour le futur, est la métaphore de ce que pourrait être la vie sur terre.

Informations pratiques
Exposition du 19 mars au 2 juin 2013
Horaires : du 19 au 30 mars, ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30; du 1er avril au 2 juin, ouvert tous les jours de 9h30 à 20h.
Accès : Route de Sèvres à Neuilly 75016 Paris.
Métro ligne 1, station Porte Maillot puis bus 44.
Plus d’informations sur www.paris.fr et www.robertarnoux.com

Commentaire (1)

  1. nicole

    je les ai vues chez Gosse de Gorre, c’est très joliment fait, mais beaucoup m’ont mise mal à l’aise, on a l’impression de silhouettes humaines emmaillotées dans des sortes de suaires et se débatant pour en sortir ……

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