Votez et faites voter pour l’arbre que vous aimez

Platane d'Orient (Platanus orientalis) planté par Buffon en 1785, Jardin des Plantes, Paris 5e (75)

Initiée en 2011 par Terre Sauvage et l’Office national des forêts (ONF), la deuxième édition de l’opération « ÉLISEZ l’arbre de l’année » lancée en mars dernier se poursuit… Depuis le 1er novembre 2012, jusqu’au 1er juin 2013, c’est le temps du vote en ligne, par le public, parmi 23 lauréats régionaux. L’arbre qui recueillera le plus de suffrages sera désigné « Arbre de l’année 2013 du public ».

Alertez et mobilisez votre carnet d’adresses, vos réseaux, vos amis, les amis de vos amis autour de l’arbre que vous aimez et rendez-vous sur le site www.arbredelannee.com.

Entre mars et octobre 2012, tout groupe (famille, classe, école, commune, entreprise, association…), dans toutes les régions de France, a pu proposer un arbre candidat à l’élection de l’arbre de l’année. 70 candidatures ont été recueillies. 23 lauréats représentant 23 régions françaises ont été sélectionnés par un premier jury composé de représentants de Terre Sauvage, de l’ONF et de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. C’est maintenant au tour du public de manifester son choix.

Les critères qui ont été retenus : au-delà des caractéristiques naturalistes et esthétiques, l’histoire spécifique de l’arbre ainsi que son importance – culturelle, affective, sociale, symbolique, historique – pour le groupe qui le présente, reste le critère déterminant.

Une production photographique de chacune des communautés et de son arbre sera réalisée très prochainement par un photographe de Terre Sauvage. Elle donnera lieu à une exposition et une publication dans le magazine Terre Sauvage en 2013.

Enfin, après le Prix du Public viendra le Prix du Jury en juin 2013 et la révélation des deux « Arbre de l’année 2013 », celui du public et celui du jury, au cours d’une cérémonie qui se tiendra à l’UNESCO à Paris.

Ils soutiennent l’opération depuis le début : La Fondation Yves Rocher, les Scouts et Guides de France, la Ligue pour la Protection des Oiseaux ainsi que les publications Wapiti, Notre Temps et Milan Nature et Territoires.

Pour voter ou faire voter… rendez-vous sur www.arbredelannee.com

L’arbre lauréat en Île-de-France
Le mûrier d’Aubergenville
Selon les spécialistes, il a au moins 100 ans. Sa hauteur est de 10 mètres. Le tronc principal s’est cassé et il est tombé au sol. Il a ensuite dragonné au niveau du pied pour donner l’aspect actuel. C’est un arbre très ancien, conservé lors de la construction de la mairie il y a 25 ans. Une recherche sur l’histoire de cet arbre est en cours auprès des anciens de la ville.

Les autres arbres lauréats
La glycine des archives municipales de Bordeaux (Aquitaine)
Selon les historiens, cette plante grimpante venue de Chine a été plantée vers 1863. Le sol d’origine marécageuse de Bordeaux convient parfaitement bien à cette liane d’une ampleur et d’une circonférence importante qui affectionne les sols humides, frais de préférence non calcaires.
Cet arbre mauve situé aux archives municipales émerveille toujours les passants, particulièrement au printemps, lors de sa floraison parfumée. Telle une toile de soie, sa forme tortueuse habille le porche historique de l’hôtel Ragueneau, devenu en 1939 le siège des Archives Municipales.
Cette glycine également appelée « l’arbre mauve » participe au charme du centre historique de Bordeaux et fait partie des repères des habitants. A la frontière entre la ville cachée, celle qui se livre au passage de porches historiques, et la ville familière, celle qui se dévoile depuis l’espace public, cet arbre mauve fait partie du quotidien et du patrimoine bordelais.

L’arbre de Quenouille (tilleul) (Auvergne)
Son âge est assurément de plus de 200 ans car le poète cantalou Jean Ajalbert en parle en ces termes en 1891 dans son ouvrage « Veillées d’Auvergne » : « … un tilleul, dont le vent a grignoté, déchiqueté les feuilles comme auraient fait des chèvres… » D’une hauteur de 12,8 mètres, il n’est pas majestueux comme peuvent l’être les tilleuls parce qu’il a fort à faire pour résister au vent, à la pluie, à la neige, au grésil… Même à la belle saison, lorsqu’il pourrait enfin se déployer, il doit demeurer modeste et humble pour ne pas s’attirer les foudres du ciel d’été.
C’est une sorte de vigie sur le plateau du Coyan, dans le Cantal, qui domine la commune. Des randonnées sont organisées en direction de cet arbre sur lequel ont toujours circulé de nombreuses histoires vraies ou légendaires. Il a poussé sur ce plateau du Coyan, entre la vallée de la Cère et celle de la Jordanne, toutes deux branches de la belle étoile qui a pour cœur le Puy Mary. Il a grandi près du buron de Quenouille. Il a résisté à tous les assauts et se dresse aujourd’hui seul sur la rondeur de cette terre élevée à quelque 1250 mètres.

Le platane d’orient du Château de Kinnor (Basse-Normandie)
Âgé de 540 ans, il faut 21 enfants de 8 ans se donnant la main, bras tendus, pour en faire le tour. Ses dimensions : 14 mètres de circonférence, 28 mètres de hauteur, 30 mètres d’envergure et une ombre à midi qui mesure 1 000 mètres. Sa forme conique avec son pied « en patte d’éléphant » lui assure une élégance et une puissance surprenantes.
L’arbre est situé dans la cour d’honneur du château, centre d’hébergement et lieu d’accueil et de loisirs et culture pour tous où la musique domine. L’arbre a été labellisé en 2003 par l’association A.R.B.R.E.S.
Le Platanus orientalis était rapporté par les conquérants normands de Sicile, d’Inde ou du Moyen Orient. Il a pu être rapporté par les Croisés et Pèlerins allant et revenant de Jérusalem.

Le platane de la forêt des Bretranges (Bourgogne)
Son âge est estimé entre 150 et 200 ans. La circonférence de son tronc est de 4 m 88 à 1 m 20 du sol. Sa hauteur est entre 25 et 30 mètres. Il a un tronc verruqueux affublé d’un jeune charme qui pousse dans le houppier. C’est un endroit frais quand il fait chaud l’été. « Nous aimons y fabriquer des petits radeaux et y faire des jeux » commente la famille qui le présente au concours.
Cet arbre est le seul platane dans la forêt des Bertranges (1 093 hectares pour Chaulgnes). Il est situé au fond d’un val au milieu d’un rond forestier ou converge 6 sommières et coule un ruisseau alimenté par 5 sources aux alentours du rond. Sous son ombrage le maquis Bernard s’est constitué prisonnier le 6 juin 1944.
Une stèle témoigne du patriotisme de Monsieur Bernard Frémion, libérateur de Chaulgnes en septembre 1944.

Le chêne du colombier de Gwenezhan (Bretagne)
Il est âgé de 100 ans. Sa circonférence du tronc est 1,8 mètre et sa hauteur de 3 mètres. Arbre perché sur un colombier, le chêne est ancré entre les dalles de toitures puis enraciné dans le mur du colombier jusqu’au sol, environ 6 mètres plus bas. Son développement a sans doute nécessité que la toiture ne soit pas étanche pendant une période de plusieurs années.
Le Colombier est toujours fréquenté par les pigeons. Le colombier et l’arbre sont situés sur une ancienne ferme, la ferme de Kernaudour. Depuis plus de 20 ans, la ferme a laissé place au Parc de Loisirs Armoripark. Les bâtiments de l’époque (grange, habitation, four à pain, lavoir…) ont été conservés et aménagés. Le colombier et son arbre, classé par le Conseil Général des Côtes d’Armor, « Arbre Remarquable », sont l’emblème de la ville de Bégard.

Le chêne de Saint-Benoît-du-Sault (Centre)
Ce chêne est plusieurs fois centenaire, millénaire selon certains. Plus de 7 mètres de circonférence et 12 mètres de hauteur. Le tronc est très large et creux. Le houppier reste assez développé et garde une belle proportion malgré les traces du temps. Une cane en bois maintient une de ses branches adjacentes, ce qui renforce son côté séculaire.
Cet arbre vit dans une région de bocages, aux confins du Berry et presque au carrefour du Limousin et du Poitou, le pays de Saint-Benoît-du-Sault. Il se trouve dans un petit pré à flan de coteau, dans un bocage où le temps semble figé. Beaucoup de gens de ce pays connaissent cet arbre tout en majesté, mais difficile d’accès et que l’on découvre en contrebas.

Le magnolia de l’Abbaye des Troisfontaines (Champagne-Ardenne)
Cet arbre de plus de 100 ans et de 20 mètres de diamètre possède un houppier de 20 mètres. Son tronc est très court mais l’arbre s’étale magnifiquement. C’est un magnolia de Soulange. Il est étroitement lié à l’histoire de l’abbaye et du château des Troisfontaines. L’abbaye des Troisfontaines, est un lieu merveilleux où ses ruines se confondent avec la nature. Le magnolia est dans la partie du Parc la plus entretenue.

L’olivier du Couvent San Francescu d’Oletta (Corse)
Les experts de la commission technique « arbre remarquables en Corse » ont estimé l’âge de ce monument végétal entre 800 et 1 000 ans. Il mesure 13 mètres de haut pour une circonférence, mesurée à 1,30 m du sol, de 10,50 mètres.
C’est l’olivier le plus imposant de l’île avec un tronc imposant et multi-tiges et un houppier bien développé (300 m2) qui lui confère une très belle architecture arborée. Il est toujours en production. Cet arbre est situé dans une propriété privée, proche du couvent San Francescu d’Oletta (XIIIème siècle). Son propriétaire entretient une pelouse sous son couvert. Les olives sont en partie consommées par les oiseaux tels que les merles, les grives, les étourneaux….
Parmi la centaine d’arbres inscrits à leur inventaire, c’est lui que les membres de la commission technique de l’association des arbres remarquables en Corse ont retenu pour être présenté au concours.

Le tilleul de Bracon (Franche-Comté)
D’après la tradition, le tilleul aurait été planté en 1477 en témoignage du mariage de Maximilien d’Autriche et de Marie de Bourgogne. (Ses dimensions : hauteur, 25 mètres ; circonférence du tronc à 1,3 m, 17 mètres). Le tronc trapu, boursouflé d’excroissances, est totalement creux, l’arbre pourrait être aisément traversé. Sur expertise ONF son état sanitaire est satisfaisant.
Ce tilleul bien que reconnu, était abandonné par son précédent propriétaire. La commune de Bracon consciente de l’importance de cet arbre, après 15 années de procédures a pu l’acquérir en 1996, ayant réussi à faire déclarer d’utilité publique le projet de sauvegarde cet arbre remarquable.
Ce tilleul est aujourd’hui sous la responsabilité de la Collectivité au sens le plus large. « Pendant plus de 5 siècles, il s’est débrouillé seul et nous devons l’aider à continuer sa vie mais avec respect et modestie. Décision exemplaire : Lorsqu’un arbre est en bordure de chaussée, celui-ci est toujours sacrifié, dans le cadre de l’aménagement paysager autour du tilleul, c’est exceptionnellement la chaussée qui a été écartée ».

Le ficus de la prison de Petit-Canal (Guadeloupe)
D’une hauteur de plus de 25 mètres et d’une circonférence de 9 mètres, ce figuier maudit s’est développé sur l’ancienne prison de Petit-Canal. Son âge : 120 ans environ. L’arbre est issu d’une graine déposée sur un des murs de la ruine, probablement par un oiseau. En grandissant il est venu recouvrir progressivement le bâtiment en éventrant les murs. Désormais, ses racines serpentent sur plusieurs dizaines de mètres aux alentours. L’association Ti-Tè a pour objectif la préservation des espaces naturels de la Désirade. Même si de nombreux figuiers sont visibles en Guadeloupe, celui-ci est particulièrement imposant et impressionnant de par sa taille et son contexte. Petit-Canal était le lieu de débarquement des esclaves en Guadeloupe. Cet endroit est chargé d’histoire car de nombreux esclaves ont été détenus dans cette prison durant la traite négrière.
Le Figuier maudit se déploie et trône fièrement sur cette ancienne prison dont il est venu à bout avec le temps. Il symbolise la victoire de la liberté sur cette sombre époque depuis longtemps révolue mais qui laisse inévitablement des traces indélébiles dans la société guadeloupéenne.
C’est un lieu à la fois reposant par le calme qui s’y dégage, et mystique par ce paysage atypique et surprenant à la fois.

Le frêne de Bosc Bordel (Haute-Normandie)
C’est un frêne âgé de 150 ans environ Sa circonférence est de 3 ou 4 mètres. Son tronc est entièrement creux. Si creux que n’importe quel enfant peut y pénétrer. Il fait environ 15 mètres de hauteur. On le surnomme « l’arbre creux » ou « l’arbre cheminée ». Il abritait jadis un terrier de lapins. Des petits érables l’ont colonisé pendant une année puis sont malheureusement tous morts.
Il sert à distraire les enfants des alentours et permet de mieux comprendre la vie d’un arbre. Les enfants peuvent passer par l’intérieur du tronc qui les mène jusqu’à environ 3 ou 4 mètres de hauteur.

Le vieux Chêne de Reynès (Languedoc-Roussillon)
Chêne liège (Quercus suber) de la famille des Fagacées. Hauteur : 20 mètres Circonférence : 5.60 m. Diamètre : 1.80 m à 1 m du sol. Poids : estimé à 6 tonnes. Age : près de 300 ans selon les techniciens forestiers de la DDA de Perpignan. Son écorce est tantôt grisâtre, épaisse et crevassée, tantôt rouge très foncé et noire. Ses feuilles persistantes sont coriaces, vert foncé et de forme ovale. Son envergure est très importante. Il abrite des oiseaux, des écureuils et des insectes de toute sorte.
Ce chêne liège se situe à une centaine de mètres d’un Mas familial. Depuis très longtemps, cet arbre noyé dans la végétation disparaissait sous l’écran formé par les chênes verts, bruyères, ronces le rendant invisible. Vers la fin des années 80, par le plus pur des hasards, au Marché aux puces de Perpignan, un livre datant de 1891 « Souvenirs du Midi », une sorte de guide pour excursionnistes a permis de l’identifier grâce à son auteur qui expliquait : « qu’après avoir dépassé le Mas Santol, on aperçoit à droite un magnifique chêne liège ».
« J’ai donc immédiatement exploré les lieux et depuis cet instant, je n’ai eu qu’une envie, acheter le terrain, mettre en valeur cet arbre remarquable et le faire découvrir à tout le monde. C’est exactement 100 ans après la parution de ce livre que j’ai pu faire l’acquisition du terrain, dégager le chêne et réaliser un chemin d’accès. Aujourd’hui, le chêne liège veille majestueusement sur un verger de cerisiers. Les fruits produits ont l’appellation « Cerises de CERET ». « La tradition veut que les premières cerises de CERET soient envoyées tous les ans au Président de la République. » explique le groupe familial qui le présente au concours.
Considéré comme l’un des plus grands chênes liège au monde, il a connu sa dernière levée de liège en 1990.

Le tilleul de Viéban (Limousin)
Ce tilleul est centenaire. Il est planté dans un pré à pâturages bovins. Il a poussé tout en hauteur rendant ses branches inaccessibles à environ 25 mètres de hauteur pour une circonférence du tronc de 3,68 mètres. Au cœur du pays vert, à « Viéban », toute la famille de Marcel Cisterne est fière de ce tilleul hérité d’une famille paysanne de Saint-Hilaire Foissac. Ce tilleul à l’allure majestueuse a su résister aux dernières grosses tempêtes et continuera encore longtemps à veiller sur ce petit monde rural.

Le tilleul des Lieux Historiques de Vaucouleurs (Lorraine)
Âgé de quelques centaines d’années, la circonférence de son tronc est de 5,5 mètres et sa hauteur de 25 mètres. Très imposant, le tilleul « domine » le site des Lieux Historiques de Vaucouleurs et il est en surplomb de la ville, « gardien » du site par son ampleur.
Arbre au tronc creux creusé par les siècles, ce tilleul couvre une légende charmante selon laquelle le cheval de Jehanne d’Arc en aurait brouté quelques rameaux en 1429. Tilleul inscrit à l’inventaire des monuments historiques (depuis le 28 octobre 1927), labellisé « arbre remarquable de France » récemment (2012), cet arbre symbolise la rencontre entre Jehanne d’Arc et Robert de Baudricourt, gouverneur du roi à Vaucouleurs.

Le fromager de Fort-de-France (Martinique)
L’âge estimé de ce fromager avoisine les 200 ans. Ses plus hautes branches se situent à 40 m de hauteur et sont solidement accrochées au tronc massif de 5 m de circonférence. Le fromager se pare de nombreuses racines plongeant en ligne droite dans le sol. Son poids, sa taille et sa hauteur exigent une grande stabilité fournie par d’énormes contreforts qui fendent la terre pour se retrouver à l’air libre. Le tronc rond parsemé d’épines s’élance droit vers le ciel. L’écorce de couleur marron clair laisse apparaître de grandes stries verticales plus foncées. En période de floraison, un duvet recouvre les hautes branches. Arbre à feuilles caduques, lorsque toutes les feuilles sont tombées, le fromager continue sa photosynthèse par le tronc ; la partie superficielle de l’écorce se craquelle ainsi peut-on apercevoir le vert de la chlorophylle, complétant les zébrures.
Le fromager est connu et parfois craint de tous les martiniquais. De nombreuses légendes font de lui un instrument de sorcellerie ou encore une demeure abritant le malin ; croyance si profondément ancrée dans la mémoire collective, que toute personne ayant à croiser cet arbre sur son itinéraire s’arrangeait pour l’éviter dès la tombée du jour.

Le magnolia de l’Ecole d’ingénieurs de Purpan (Midi-Pyrénées)
Planté en 1734, cet arbre de presque 280 ans est constitué de troncs multiples dont le plus gros mesure environ 70 cm de diamètre, couvrant 1 000 m2 pour une hauteur de 24 mètres. Répertorié comme « Espace Boisé Classé* », le Magnolia de Purpan est considéré comme le plus remarquable d’Europe. Il a la particularité d’être en croissance libre, lui permettant de générer de très nombreux drageons d’âges variés.
Il abrite des espèces animales comme l’Aegosome (coléoptère plus ou moins brun, dont la taille varie de 4 à 5 cm) et le Rhinocéros (un gros coléoptère de la famille des Scarabaéidés brun rougeâtre, d’aspect vernissé, pouvant atteindre une taille de 40 mm. Cet arbre est implanté dans le Parc de l’École. Au regard de l’histoire, il est probable que cette souche ait été plantée par les belles-sœurs de la Comtesse du Barry (favorite de Louis XV), alors propriétaires des lieux.
* Le classement en Espaces Boisés Classés (EBC) interdit les changements d’affectation ou les modes d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la création des boisements.

Le hêtre de Lompret (Nord-Pas-de-Calais)
Hêtre de la famille Delattre, Eubert étant la 9ème génération de pépiniéristes sur Lompret, il est âgé d’environ 325 ans. Ses dimensions : une circonférence de tronc de 7 mètres, une hauteur de tronc de 0 m 80, un diamètre de houppier de 28 m et une hauteur moyenne de 11 m.
Le hêtre (Fagus) des Pépinières Lompret a longtemps servi au greffage par approche (moyen de multiplier les hêtres pourpres), c’est pour cela que la famille l’a nommé « La Grosse Mère ». Il a produit de nombreux hêtres qui aujourd’hui font 2 ou trois fois sa taille. Il est de toute beauté au printemps avec sa robe rouge vif, magnifique en automne avec sa coloration pré hivernale et sublime sous la neige avec des effets d’ombre et de lumière sur sa charpente tourmentée.
Tous les Delattre, proches ou non de la pépinière et de nombreuses personnes viennent se ressourcer à l’ombre de ce hêtre témoin d’une nature bien plus forte que l’humain. Pour en témoigner un de ses bébés resté dans le giron maternel avait une inscription de la guerre 39-45 : « Enrich aime ………… 1944 ». Plusieurs histoires sur cette « Grosse Mère » se transmettent aux enfants, neveux, nièces, cousins, cousines.

Le châtaigner de la vallée de la Morinière (Pays-de-la-Loire)
Ce châtaignier d’une circonférence de 7,50 m et d’une hauteur d’environ 15 m est âgé d’environ de 300 ans. Il surplombe la vallée de la Morinière, dressé fièrement à l’aplomb du ruisseau localisé à une trentaine de mètres en contrebas. Cet arbre majestueux dévoile toute sa beauté au fil des saisons. Recépé historiquement plusieurs fois, il a acquis une base qui aujourd’hui permet aux petits et aux grands de s’assoir. Ce doyen situé dans un cadre exceptionnel est accompagné de beaux alignements de chênes en crête de vallée et d’arbres têtards si caractéristiques.
Son allure de vieille trogne travaillée par le temps et la vigueur de grosses branches latérales lui donnent un air de funambule au bord de la falaise. Ce fier châtaignier remarquable défie les lois de la pesanteur abrite bon nombre d’insectes, d’oiseaux, de petits mammifères aussi bien dans ses frondaisons qu’au sein même de ses racines.
« Notre groupe Séché, une entreprise industrielle atypique avec un service Naturaliste a décidé de créer un sentier pédagogique sur une partie de la vallée de la Morinière qui lui appartient et de l’ouvrir au public en 2010. Ce sentier met en valeur le patrimoine local et la biodiversité commune et convie le promeneur à la découverte d’écosystèmes particuliers du bocage mayennais (mare, haie bocagère, ruisseau) ». Aujourd’hui cet arbre fait la fierté des personnes qui s’en occupent, le service Naturaliste de Séché, son équipe espace vert mais également tous les lycéens du Lycée agricole de Rochefeuille qui chaque année viennent entretenir la vallée. Quant au chemin pédagogique, il a été labellisé « Sur le chemin de la Nature » par Mayenne Nature Environnement. Il a pour vocation de faire découvrir le patrimoine mayennais aux écoliers et surtout de faire profiter les riverains de ce petit coin de nature pittoresque jusqu’alors caché.

Les arbres aux épousailles de Lucheux (tilleuls) (Picardie)
Il s’agit de deux vieux tilleuls plantés côté à côte qui sont âgés de 300 ans. Ce sont des arbres qui ont été classés « Arbres remarquables » en 2005 et classés monuments historiques en 1930. A la sortie de l’église, les jeunes mariés, sous un drap tendu, se dirigeaient vers la place du Jeu-de-Tamis. Là, se trouvent deux tilleuls soudés en un seul tronc avec un creux en son centre qui forment une porte difficile à passer sans quelques étirements. Le premier des deux mariés qui parvenait à la franchir devenait, dit-on encore, « le maître du ménage ». Et les jeunes femmes ayant la taille et les épaules plus fines que leurs jeunes époux passaient en général les premières au grand dam de leurs belles. « Habitant la Picardie, j’avais depuis longtemps entendu parler de ces curieux arbres. Ma fille a adoré se faufiler entre les troncs ». Les arbres sont situés à Lucheux au nord de la Picardie dans un beau village médiéval.

Le Teil de Sully (Poitou-Charentes)
Ce tilleul de 400 ans a été planté du temps d’Henri IV. Il est magnifique aux côtés de l’église. Sa circonférence : 3,85 mètres ; Sa hauteur 10, 50 mètres.

Le pin parasol de la Maison des Frères du Beausset (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
Ce pin âgé d’environ 200 ans, mesure environ 20 mètres de hauteur pour une circonférence de 380 centimètres. L’architecture de l’écorce est surprenante par son caractère ornemental. Virant du brun au rougeâtre, son écorce possède de profondes craquelures formant de grandes plaques. Sa cime reste compacte toute l’année et procure ainsi une ombre très agréable l’été.
Idéalement situé au cœur d’un parc privé, sans proche voisin et régulièrement entretenu, ce pin n’est pas envahi par les parasites. En revanche, quelques oiseaux y ont élu domicile, comme des tourterelles et des rouges-gorges. La maison actuelle date du XVIIIème siècle. Nommée « le château », elle fut utilisée d’abord comme demeure familiale, puis comme pensionnat pendant une cinquantaine d’années, gérée par les Sœurs de Saint-Joseph de Gap. Les Frères Auxiliaires du Clergé en deviennent les héritiers en 1955. Guidés par leur charisme, ils font de cette maison un lieu d’accueil pour les plus pauvres. En 1992, ils lèguent cette maison au diocèse de Fréjus-Toulon à la condition de poursuivre une tradition d’hospitalité auprès des plus pauvres. Elle devient en 1996 « Méditerranée Larges Horizons – Maison des frères » et s’oriente sur le tourisme solidaire et le développement local.
Aujourd’hui, l’établissement propose à des familles fragilisées de venir prendre des temps de repos dans ce parc de 8 000 m2 aux arbres centenaires. L’histoire de ce pin veut donc qu’il ait grandi autour des écoliers, puis entouré de familles venues de toute la France pour trouver la chaleur du sud et l’ombrage qu’il continue à procurer. Sa taille imposante et sa beauté naturelle permettent aux bénévoles de la maison de pouvoir sensibiliser les vacanciers sur la flore locale.

Le tilleul à grandes feuilles de Réaumont (Rhône-Alpes)
Cet arbre de 620 ans est constitué d’un tronc court d’à peine 4 mètres de hauteur, entièrement creux, d’où partent trois branches principales : une charpentière centrale verticale à l’extrémité, une charpentière orientée au sud et une charpentière orientée nord ouest avec un déport conséquent de 8 m. Cette dernière est la plus développée, elle supporte 5 sous charpentières d’une vingtaine de centimètres de circonférence. Elle est entièrement creuse sur sa face supérieure. C’est sous celle ci que l’ONF a préconisé la pose d’un échafaudage de soutien.
Ses dimensions : une circonférence tronc de 905 cm et une hauteur totale de 15 mètres. Le tilleul de Réaumont est considéré comme étant le plus vieil arbre connu du département de l’Isère. Il aurait été planté en 1390. Situé en plein cœur du village, il constitue un élément structurant du paysage local et retient toute l’attention des habitants, des associations ainsi que des visiteurs. La commune, très attentive à sa sauvegarde a fait procéder à des expertises en février 2009 et plus récemment par le service Arbre Conseil de l’ONF Elles ont abouti à la mise en place cet été d’un échafaudage de soutien de la charpentière NO en bois de douglas.

Commentaires (2)

  1. nicole

    passionant, cette lecture ! mais je me refuse à choisir, nous vivons une époque où on nous demande de classer, ranger, choisir, peut être est ce une sorte de tentative de motivation des foules, mais c’est beaucoup trop réducteur pour moi, comme les « morceaux choisis » d’un compositeur …..

  2. Laure MALANDA

    Bonjour,

    Je ne connaissais pas cet évènement, donc merci ! Surprise de voir un candidat Guadeloupéen (comme moi), j’ai voté pour lui. Oui, je suis chauvine, un petit peu ça ne fait pas de mal. 😉
    Belle journée !

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