Ne l’appelez plus Chirita tamiana

Primulina tamiana (ex Chirita tamiana) dans un terrarium, photo Alain Delavie

Les chiritas n’étaient pas des plantes tellement connues ni très répandues dans les points de vente de jardinage. Et bien ceux qui avaient réussi à retenir leurs noms vont devoir les oublier car ils viennent de changer suite à un profond remaniement de la classification botanique.

Les techniques de séquençage moléculaire et de reconstruction phylogénétique appliquées au genre Chirita viennent de chambouler la classification en transférant un grand nombre des espèces botaniques du genre Chirita dans cinq autres genres : Damrongia, Henckelia, Liebigia, Microchirita et Primulina.

Suite aux travaux publiés par Weber et al. (2011), mes petits pieds de Chirita tamiana ont donc changé de nom et ne doivent plus être dénommés comme tel !
Ce sont dorénavant des Primulina tamiana.

Pour les amateurs et les collectionneurs, voici les espèces qui ont été reclassées, avec leurs nouveaux noms :
Chirita anachoreta = Henckelia anachoreta
Chirita asperifolia = Liebigia speciosa
Chirita balansae = Primulina balansae
Chirita barbata = Microchirita barbata
Chirita bogneriana = Primulina bogneriana
Chirita brassicoides = Primulina brassicoides
Chirita briggsioides = Henckelia briggsioides
Chirita caliginosa = Microchirita caliginosa
Chirita dielsii = Henckelia dielsii
Chirita eburnea = Primulina eburnea
Chirita elphinstonia = Microchirita elphinstonia
Chirita fimbrisepala = Primulina fimbrisepala
Chirita flavimaculata = Primulina flavimaculata
Chirita gemella = Primulina gemella
Chirita hamosa = Microchirita hamosa
Chirita heterotricha = Primulina heterotricha
Chirita hookeri = Henckelia hookeri
Chirita involucrata = Microchirita involucrata
Chirita lavandulacea = Microchirita lavandulacea
Chirita liboensis = Primulina liboensis
Chirita linearifolia = Primulina linearifolia
Chirita longgangensis = Primulina longgangensis
Chirita lutea = Primulina lutea
Chirita micromusa = Primulina micromusa
Chirita minutimaculata = Primulina minutimaculata
Chirita moonii = Henckelia moonii
Chirita ophiopogoides = Primulina ophiopogoides
Chirita pteropoda = Primulina pteropoda
Chirita pumila = Henckelia pumila
Chirita sclerophylla = Primulina sclerophylla
Chirita sericea = Microchirita sericea
Chirita sinensis = Primulina sinensis
Chirita spadiciformis = Primulina spadiciformis
Chirita speciosa = Henckelia speciosa
Chirita subrhomboidea = Primulina subrhomboidea
Chirita tamiana = Primulina tamiana
Chirita tribracteata = Primulina tribracteata
Chirita urticifolia = Henckelia urticifolia
Chirita viola = Microchirita viola
Chirita walkerae = Henckelia walkerae
Chirita wentsaii = Primulina wentsaii
Chirita yungfuensis = Primulina yungfuensis
Chirita zeylanica = Henckelia communis

Cette nomenclature de la famille des Gesnériacées suit celle établie par le Smithsonian Institution Taxonomy Reference Website.

Va falloir changer les étiquettes et les légendes des photos !

Commentaires (3)

  1. Josette

    Jolie plante que je ne connaisais pas, j’apprécie son côté net. Son nom, vous dites ??? « La plante d’Alain » c’est plus simple !

  2. mamiefanfan

    peu importe son nom; elle est bien jolie.
    mais pourquoi changer un nom connu pour un truc compliqué qu’on oubliera dés l’avoir lu ??? les botanistes scientifiques ne sont plus de gens de terrain mais, comme il est dit plus haut, des rats de laboratoire. Rien à voir avec notre amour de la Nature avec un grand N.

  3. jpp

    Maurice Laurent, lors de sa conférence sur les viburnums,n’a pas caché son irritation devant ces bouleversements incessants, frénétiques, de la classification botanique. Il l’a même exprimé en termes fleuris. Je lui donne entièrement raison.
    Si la nouvelle classification a son entière justification botanique du côté du génome (bien qu’elle repose sur une conception déjà dépassée du génome) , elle est inutile et déroutante pour nos autres jardiniers qui nous fions à ce que nous voyons , comme au temps de Linné.
    La botanique d’aujourd’hui est une botanique de rat de laboratoire. Les botanistes ont abandonné le terrain , le laissant dédaigneusement à l’amateur, éclairé ou pas. C’est ce que l’on appelle la science participative. Est-ce à dire que le scientifique descend enfin de son piédestal ou bien qu’il s’enferme encore plus dans sa tour d’ivoire ?

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