Archive journalières: 23 décembre 2011

Des nouvelles de la nature en Île-de-France : Indicateurs d’état de santé 2011

La biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national : encourageons le développement du vivant en modifiant nos pratiques !

Les troisièmes rencontres naturalistes d’Île-de-France ont été l’occasion pour Natureparif de dresser un nouveau bilan de l’état de santé de la biodiversité en Île-de-France, un an après la parution des premiers indicateurs régionaux. Et cette année 2011, plus qu’un état des lieux, c’est la capacité de reconquête du vivant que l’agence régionale pour la nature et la biodiversité en Île-de-France a souhaité analyser en proposant quelques indicateurs de résilience soigneusement sélectionnés. Cette faculté de la nature à retrouver un fonctionnement et un développement normal après d’importantes perturbations a été explorée à travers de 5 grands groupes d’espèces : les oiseaux, les papillons, les chauves-souris, les escargots et les végétaux.

La situation des oiseaux de la Région se confirme : une régression des effectifs est constatée sur l’ensemble des groupes, exceptées les espèces spécialistes du bâti. Plus inquiétant encore, alors que les effectifs de l’ensemble des espèces observées en France augmentent au niveau national, ceux-ci baissent en Île-de-France.

On s’aperçoit également qu’il est souvent difficile pour la biodiversité de s’approprier le milieu urbain (comme la diminution du parasitisme de la piéride du chou en ville), mais qu’une reconquête de celui-ci par le vivant est possible si nous changeons nos pratiques et laissons faire la nature.

C’est notamment le cas dans les jardins privés, où les données recueillies par les participants de l’Observatoire des jardins ont permis de prouver que plus de naturalité (présence de « mauvaises herbes » et de friches ou d’espaces laissés libres), une offre nectarifère élevée et pas de pesticides, permettaient aux citoyens d’accueillir plus de papillons et d’escargots dans leurs jardins, même au cœur des villes.

Pour finir, les milieux agricoles et forestiers franciliens se montrent moins accueillants pour les oiseaux (plus de la moitié des espèces menacées le sont dans ces deux types de milieux), et les végétaux que ces mêmes milieux au niveau national. En ce qui concerne les chauves-souris, on s’aperçoit ici aussi que les pratiques et le paysage ont beaucoup d’influence : elles se développent mieux dans les boisements constitués d’arbres anciens (quatre fois plus de Noctules de Leisler dans les boisements avec des arbres de plus de 50 cm de diamètre) et sur les parcelles agricoles séparées physiquement par des haies (deux fois plus d’individus).

Cette étude démontre donc que la biodiversité francilienne n’échappe pas à l’érosion observée au niveau national et met en lumière l’importance de changer notre rapport à la biodiversité et nos pratiques : plus de laisser faire, pour favoriser la résilience et encourager le développement du vivant !

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Des vacances de Noël bien remplies au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris

Les vacances de Noël sont l’occasion de découvrir ou de redécouvrir en famille le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), site historique unique dédié aux sciences naturelles. Pendant ces congés de fin d’année, parents et enfants peuvent découvrir la face cachée d’un univers avec l’exposition « Au fil des araignées », participer à des ateliers d’éveil et d’art au jardin, s’étonner devant l’art contemporain avec la FIAC Hors Les Murs au Jardin des Plantes ou fêter l’anniversaire de la Galerie des Enfants.

Découvrir la face cachée d’un univers, celui des araignées
Grande Galerie de l’Évolution du Muséum; jusqu’au 2 juillet 2012.

Plus de 50 000 visiteurs l’ont déjà découverte… L’exposition s’attaque aux clichés qui ont forgé la mauvaise réputation de l’araignée et décline les caractéristiques de ce prédateur efficace qui constitue un maillon important de la chaîne alimentaire. Les araignées ne sont pas des monstres poilus, mais des bêtes très surprenantes ! Le parcours de l’exposition est conçu comme une découverte progressive pour mieux faire connaissance, sans omettre la part d’imaginaire et les raisons, réelles ou mythiques, de la peur qu’elles inspirent. Des zones, bien définies par la scénographie, traitent de l’arachnophobie en prenant soin d’avertir le visiteur.
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