Archive journalières: 2 décembre 2011

Thé du Canada et bruyère, duo d’automne

Coupe de bruyères blanches et de gaulthéries couchées

Une petite composition fleurie pour l’automne, simple (pas plus de deux espèces de plantes) et durable même quand les premières gelées viennent renforcer les rougeurs du feuillage des gaulthéries couchées.

La gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens) est un arbrisseau qui ne dépasse guère 10 à 15 cm de hauteur, la touffe ayant plutôt tendance à s’étaler. Le feuillage coriace est persistant et aromatique. Il se teinte de pourpre en automne et en hiver. Cette petite plante de terre de bruyère fleurit du printemps à l’automne, les petites fleurs blanc crème à rosé ayant une forme de clochette. Sur les pieds femelles, elles donnent ensuite des petites drupes brillantes qui deviennent rouge écarlate en automne. Ces fruits décoratifs persistent tout l’hiver, tant que les oiseaux ne les ont pas mangés.

Les bruyères d’automne et les gaulthéries apprécient le même sol léger, neutre à acide, bien drainé. L’une comme l’autre ont une croissance plutôt lente. Elles ne demandent guère de soins, si ce n’est des arrosages réguliers pour maintenir le sol frais, jamais détrempé. Une eau douce non calcaire est recommandée. La bruyère apprécie toutefois davantage le soleil que la gaulthérie, qui pousse très bien à l’ombre.

Vert, rouge et blanc… Cette composition a un petit côté Noël, non ?

Hommage à Saint-John Perse dans le Jardin des Plantes de Paris

Hommage à Saint-John Perse par Patrice Alexandre dans le Jardin des Plantes de Paris

Ce monument de bronze à la gloire de Saint-John Perse réalisé par Patrice Alexandre représente les trois états du manuscrit du poème Nocturne agrandi à l’échelle monumentale.

Hommage à Saint-John Perse par Patrice Alexandre dans le Jardin des Plantes de Paris

Nocturne

Les voici mûrs, ces fruits d’un ombrageux destin. De notre songe issus, de notre sang nourris, et qui hantaient
la pourpre de nos nuits, ils sont les fruits du long souci, ils sont les fruits du long désir, ils furent nos plus
secrets complices et, souvent proches de l’aveu, nous tiraient à leurs fins hors de l’abîme de nos nuits… Au feu
du jour toute faveur ! Les voici mûrs et sous la pourpre, ces fruits d’un impérieux destin. Nous n’y trouvons
point notre gré.

Soleil de l’être, trahison ! Où fut la fraude, où fut l’offense ? Où fut la faute et fut la tare, et l’erreur qu’elle
est-elle ? Reprenons-nous le thème à sa naissance ? Revivrons-nous la fièvre et le tourment ?… Majesté de la
rose, nous ne sommes point de tes fervents : à plus amer va notre sang, à plus sévère vont nos soins, nos routes
sont peu sûres, et la nuit est profonde où s’arrachent nos dieux. Roses canines et ronces noires peuplent pour
nous les rives du naufrage.

Les voici mûrissant, ces fruits d’une autre rive. « Soleil de l’être, couvre-moi ! » – parole du transfuge. Et ceux
qui l’auront vu passer diront : qui fut cet homme, et quelle, sa demeure ? Allait-il seul au feu du jour montrer
la pourpre de ses nuits ?… Soleil de l’être, Prince et Maître ! Nos oeuvres sont éparses, nos tâches sans honneur
et nos blés sans moisson : la lieuse de gerbes attend au bas du soir. – Les voici teints de notre sang, ces fruits
d’un orageux destin.

À son pas de lieuse de gerbes s’en va la vie sans haine ni rançon.

Saint-John Perse

Dans Paris, la misère (Tradescantia) reste dehors tout l’hiver

Pas de volonté de jeu de mots dans mon titre qui est équivoque je l’admets. Je parle ici de la plante couramment appelée misère, habituellement cultivée dans les appartements, mais qui pousse aussi très bien à l’air libre pendant la belle saison et même toute l’année dans les coins protégés de la capitale.

Tapis de misère (Tradescantia) dans Paris

Depuis plusieurs années je cultive cette plante verte retombante ou couvre-sol dans mes jardinières sur mon balcon. Quand les hivers sont très froids, comme l’année dernière, les tiges et le feuillage sont grillées par les fortes gelées. Mais jusqu’ici des nouvelles pousses sont toujours apparues au printemps, plus ou moins tardivement selon la plus ou moins grande fraîcheur des mois printaniers. Et je ne protège pas mes pieds, je laisse seulement la masse de feuillage gelé se dessécher et former un coussin protecteur tant que les températures sont basses. Au printemps, je rabats les tiges sèches à la base pour permettre aux nouvelles pousses de s’épanouir.

Tapis de misère (Tradescantia) dans Paris

Et visiblement, il n’y a pas que sur mon balcon où la misère pousse au grand air comme n’importe quelle autre plante vivace rustique. Le tapis que j’ai photographié prospère dans le 16e arrondissement, en pied d’immeuble et au bord de la rue. Il a supporté l’hiver dernier sans grosse catastrophe, comme le prouvent les photos prises pendant la belle saison.

Toutes les misères ne sont pas aussi résistantes. Celle ici photographiée, Tradescantia fluminensis, est la plus robuste. La forme panachée de crème et de blanc est redevenue entièrement verte au fil des années, comme si les pousses panachées étaient plus sensibles au froid. J’ai tenté à plusieurs reprises l’adorable misère gypsophile, Gibasis siderasis, mais elle n’a pas résisté aux hivers les plus froids. Idem pour les callisias.

Salons Saveurs des plaisirs gourmands

Double festin pour les gourmands avec deux éditions du salon Saveurs des plaisirs gourmands ! Du 2 au 5 décembre 2011 à l’Espace Champeret (Paris 17e) et du 9 au 11 décembre 2011 à Paris-Expo Porte de Versailles (Paris 15e).


À quelques semaines de Noël, le salon Saveurs des plaisirs gourmands convie les fines bouches parisiennes et franciliennes à deux rendez-vous pétillants.

Photo Salon Saveurs des plaisirs gourmands
Producteurs de foies gras, saumons, truffes et caviars, artisans-fromagers, maîtres chocolatiers et maisons de Champagne dévoilent au public leurs produits emblématiques et leurs spécialités régionales qui font leur renom. À leurs côtés, vous découvrirez une palette de nouvelles créations et de coffrets cadeaux concoctés pour les fêtes de fin d’année.

Du 2 au 5 décembre 2011
Espace Champeret
Place de la Porte Champeret, 75017 Paris.
Le vendredi de 10h à 22 h, le samedi et le dimanche de 10h à 20h, le lundi de 10h à 18h.
Plein tarif individuel : 9 euros.

Du 9 au 11 décembre 2011
Paris-Expo Porte de Versailles
1, place de la Porte de Versailles, 75015 Paris.
Le vendredi de 10h à 22h, le samedi de 10h à 20h, le dimanche de 10h à 19h.
Plein tarif individuel : 9 euros.