L’escalier de renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) à Montmartre

Renouée d’Aubert, vrillée de Bal’dzhuan, renouée du Turkestan, tous ces noms désignent une seule et même plante grimpante à la stature imposante, pour ne pas dire envahissante : Fallopia baldschuanicum. Une liane exotique parfaitement rustique qui n’a de cesse de couvrir et recouvrir le moindre support à sa portée. Comme cet escalier parisien sur la butte de Montmartre.

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75)

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Une superbe descente fleurie de haut en bas et de bas en haut…

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75)

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75)

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Cette plante grimpante au développement et à la floraison exceptionnels fleurit généreusement dès la première année de plantation. Sa végétation vigoureuse et prolifique peut-être mise à profit pour dissimuler rapidement une construction disgracieuse, une grande façade ou une vaste pergola. Elle a vite fait de grimper dans un arbre et de l’envahir s’il est encore trop jeune et petit.

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75)

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Ses petites fleurs blanchâtres, puis rosées apparaissent au cours de l’été et deviennent de plus en plus abondantes assurant une fin d’été très fleurie. Elles recouvrent avec légèreté le feuillage vert tendre de la plante durant une grande partie de leur épanouissement. De nombreux insectes viennent butiner dans ce brouillard blanc.

Floraison de la renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica)

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica), août 2011, photo Alain Delavie

À ces fleurs succèdent des petites capsules blanc rosé. Ce sont des fruits qui prolongent l’intérêt décoratif de la plante.

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75)

Renouée du Turkestan (Fallopia baldschuanica) sur un escalier dans Montmartre, Paris 18e (75), août 2011, photo Alain Delavie

Une belle liane facile à cultiver, mais réservée aux grands espaces.

Commentaires (6)

  1. Alain Delavie (Auteur de l'article)

    Bonjour, l’escalier part de la rue Saint-Vincent, pas très loin du square Marcel Bleustein Blanchet.

  2. aldo

    bonjour, ou est cet escalier à Montmartre, c’est pour faire une petite bouture… Merci 🙂

  3. Catherine D

    J'(ai une amie qui habite tout près, je vais lui envoyer une e-carte, ça lui rappellera quelque chose! j’avais pensé à ça pour cacher un grillage, mais on m’a donné du houblon…

  4. vert citron

    sa floraison est superbe a cet endroit! on peut vraiment dire qu’il illumine l’escalier malgré le temps bruineux!! 😀

  5. noemie

    C’est pas très pro, mais je l’appelle toujours de son ancien ancien nom: polygonum! En 1987, il y a eu une tempête terrible en Bretagne et en angleterre, qui a fait beaucoup plus de dégats que celle de 1999. Côtes dévastées, vieux et somptueux pins maritimes éradiqués. Après plusieurs années, et un nettoyage radical, pour cacher des souches réstées en place, et pour habiller les pentes,il fut planté, en haut, ces fameux polygonums. Bien sûr, plus d’arbres majestueux, mais des guirlandes de dentelles blanches qui ont vite fait de dévaler les pentes rocheuses. J’étais pépinieriste, à l’époque, et je faisais quelques jardins. J’ai donc copié cette manière de faire, pour habiller de grandes dénivellations, chez mes clients. Et le résultat est toujours probant, plus de 20 ans après: au bout de 3 ans, plus la peine de se demander comment aller désherber ces endroits impossibles d’accès!

  6. Josette

    Encore une belle découverte. Il y a plus à voir dans Paris que moi dans ma campagne ….

    Chez moi j’ai laissé poussé « pour voir » la clématite sauvage qui s’est installée un peu partout dans ce grand jardin laissé seul pendant près de 4 ans. Jolie aussi mais ne fleurit pas autant que je voudrais et pas toujours aux endroits souhaités. J’ai fais des essais avec un wégélia et un grand rosier. A l’automne je dégagerai le wégélia. Actuellement devant ma fenêtre de cuisine des grandes lianes pendantes et fleuries de clématite sauvage me servent pour l’instant de rideaux. Les voisins doivent penser que « la parisienne (Essonne en fait) est un brin fada »… Juste au dessus un rosier blanc qui embaume « Madame Alfred Carrière  » qui grimpe jusqu’au toit et qui s’obstinait à ne pas ouvrir ses boutons pourtant bien formés en Avril : à cause de la chaleur car depuis il ouvre de jolies roses jouflues. Je planterai surement une renouée car j’ai de l’espace à couvrir. Je planterai aussi un houblon doré. Bonne journée à tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

4 Partages
Partagez3
Tweetez
+1
Enregistrer
Partagez1