Archive mensuelles: juillet 2011

Le jardin du Palais-Royal en été

D’une année à l’autre, le jardin du Palais-Royal se pare de couleurs et de fleurs différentes. Cette année, le jaune acide et le rouge vif réveillent les massifs de roses, d’anémones du Japon et de dahlias aux teintes plus douces.

Fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75)

Fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Labellisé « Jardin remarquable », le jardin du Palais-Royal s’étend sur 20 850 m² dans le 1er arrondissement de Paris.

Le jardin fut décidé par le cardinal de Richelieu pour ornementer le Palais-Royal et fut réalisé par Pierre Desgotz, le jardinier du roi. La palais et le jardin ont été légués à Louis XIII à la mort du cardinal et la famille royale s’y est installée. Le jardin a été modifié sous Charles X pour lui donner son aspect actuel avec les galeries et les tracés des allées.

Pelouse et plate-bande fleurie du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75)

Pelouse et plate-bande fleurie du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Quatre doubles rangées de tilleuls taillés en marquise plantés dans les années 1970 et des marronniers rouges plantés en 1910 (au Nord du jardin) ombragent les allées du jardin du Palais-Royal, aux côtés de 466 autres arbres.

Dahlias et rosiers, fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75)

Dahlias et rosiers, fleurissement estival du jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Un bassin central déploie ses jets d’eau en forme d’éventail vers deux vastes pelouses bordées de massifs fleuris redessinés par le paysagiste Mark Rudkin.

Rosiers et statue Le charmeur de serpent (Adolphe Thabard) dans le jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

Rosiers et statue Le charmeur de serpent (Adolphe Thabard) dans le jardin du Palais-Royal, Paris 1er (75), 26 juillet 2011, photo Alain Delavie

 

D’élégantes statues en marbre (le Charmeur de Serpent, par Adolphe Thabard -1875-, et Le Pâtre et la Chèvre, par Paul Lemoyne -1830-) semblent s’élancer vers les pilastres cannelés et les chapiteaux corinthiens dont l’architecte Victor Louis (1731-1811) a habillé les magnifiques édifices qui entourent le jardin. Pierre Fontaine (1762-1853) réalisa les ailes de Montpensier et de Valois.
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TRY, la plus grande base de données du monde sur les caractéristiques des plantes

TRY, la plus grande base de données sur les caractéristiques des plantes, aussi appelées traits fonctionnels, vient d’entrer en service.

Il a fallu quatre années pour compiler 3 millions de ces données concernant 69 000 des 300 000 espèces de plantes existantes. Une collaboration internationale qui a engagé des scientifiques de 106 laboratoires de recherche dans le monde, dont le CNRS.

Les traits fonctionnels des plantes, c’est-à-dire leurs caractéristiques structurales, physiologiques et reproductives, déterminent la manière dont ces êtres vivants se battent pour avoir accès à leurs ressources, grandissent et affectent leurs écosystèmes.
Connaître ces traits est notamment utile pour déterminer l’influence des végétaux sur les cycles de l’eau et du carbone.
Jusqu’ici, il a été difficile de rassembler des données sur de grands nombres d’espèces de plantes, qui sont utiles pour permettre aux modèles de bien représenter les effets des changements environnementaux (comme le réchauffement climatique) sur les écosystèmes. C’est ce manque que souhaite pallier l’initiative TRY, qui a compilé 93 bases de données.
Les traits fonctionnels ont été classés en 52 groupes qui vont de la hauteur et de la longévité de la plante à la taille de la graine, en passant par le contenu en azote de la feuille ou la porosité du bois.

TRY promet donc d’améliorer la modélisation du “système-Terre” en remettant notamment en cause la manière dont les modèles globaux de végétation classent les plantes en un nombre réduit de grands types, comme, par exemple, les arbres à feuillage persistant. Les premières analyses réalisées à l’aide de la base de données TRY ont montré que la variabilité des traits fonctionnels des plantes était très importante au sein-même de ces types. Les individus d’une même espèce peuvent ainsi montrer des différences significatives entre eux en fonction des contraintes environnementales auxquelles ils sont soumis. D’où la nécessité de construire des types plus précis basés sur des données de terrain, pour que les modèles soient plus fiables et rendent mieux compte de la biodiversité réelle.
(Source : CNRS, En direct des laboratoires)

www.try-db.org

La « Spirale végétale » de Patrick Blanc

Je ne l’avais pas revue depuis sa création en 2009 et j’étais très curieux de découvrir comment les végétaux installés sur cette immense structure en spirale avaient évolué et poussé. C’est époustouflant !

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Inventant une structure nouvelle, feuille géante s’enroulant sur elle-même jusqu’à constituer une grotte secrète, ouverte sur le ciel, Patrick Blanc a voulu développer différents biotopes, par un jeu de pliures, donnant lieu à différentes expositions lumineuses.

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Créant des milieux différents, du plus sombre au plus éclairé, du plus simple au plus complexe, favorisant la présence et la coexistence d’espèces végétales multiples, le botaniste surprend par la grande nouveauté de ce geste plastique.

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41)

"Spirale végétale", création de Patrick Blanc, dans la cour des écuries du château de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Avec une superbe traine de lamiers qui se plaisent beaucoup sur ce grand mur végétal spiralé et qui ont finit par déborder, recouvrant peu à peu le sol autour de l’installation. (suite…)

La soupe verte

Si vous allez découvrir les jardins du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), prévoyez un peu de temps pour parcourir les nombreuses expositions et admirer les installations d’art contemporain qui sont installées dans le château, le parc et dans la Ferme. Dans la salle à manger du château, l’oeuvre de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger devrait vous surprendre…

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Intitulée « La soupe verte », l’oeuvre de ces artistes suisses se lit comme une page de livre de conte.
Dans la salle à manger, les assiettes emplies de soupe verte semblent encore attendre les invités.
Évoluant au fil du temps, le repas cristallin s’échappe de la porcelaine, de plus en plus.

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41)

"La soupe verte" par Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, art contemporain dans la salle à manger du château, Domaine de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Derrière la magie de cette mise en scène évolutive se dégage une réelle réflexion sur la nourriture, actuelle et à venir.

Cette oeuvre en permanente évolution s’obtient avec un engrais chimique à base d’urée et l’addition répétée d’eau.

La Vallée-aux-loups et le Domaine de Sceaux de nouveau labellisés « Jardin remarquable »

La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) a renouvelé le label « Jardin remarquable » à La Vallée-aux-Loups Chateaubriand à Chatenay-Malabry et au Domaine de Sceaux pour cinq ans.

La DRAC a reconnu le travail important engagé par le Conseil général sur l’embellissement de ses sites, leur conservation et le développement de techniques de gestion naturelle, respectueuse du public et de l’environnement.

Concernant la Vallée-aux-Loups : le label a été renouvelé pour le parc de la maison de Chateaubriand et l’Arboretum. L’Île verte a également reçu le label motivé par le charme et la variété de ses rosiers. C’est l’ensemble de La Vallée-aux-Loups Chateaubriand qui est donc distinguée.

La Vallée-aux-Loups Chateaubriand
87, rue de Chateaubriand
92290 Châtenay-Malabry
Informations Arboretum : 01 49 73 20 63
Informations Parc boisé : 06 64 40 57 52
Visites guidées : 01 41 13 03 83
Maison de Chateaubriand : 01 55 52 13 00
www.maison-de-chateaubriand.fr

Concernant le parc de Sceaux : les méthodes d’entretien, notamment en ce qui concerne le patrimoine arboré et la gestion différenciée des prairies, le traitement des allées et la réalisation très originale des jeux pour enfants, offrant une création contemporaine de qualité qui a toute sa place dans un jardin historique ouvert au public, ont été particulièrement appréciés.

Parc de Sceaux
8, avenue Claude-Perrault,
92330 Sceaux.
Informations : 06 64 40 56 66
Visites guidées : 01 41 13 03 83
Musée de l’Ile de France : 01 41 87 29 50
Site Internet : www.domaine-de-sceaux.fr

En bord de Seine, en forêt, dans les parcs ou à travers la ville, les balades dans les Hauts-de-Seine.

Le jardin autrement au Festival international des jardins (41)

La vingtième édition du Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41) a pour thème : « Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse ». Elle donne à voir et parcourir des jardins d’alerte, des jardins du futur, des ateliers de (re)découverte et de reconstruction de notre diversité, des tableaux vivants forces de proposition, de recherche et d’innovation scientifique et artistique. Voici un petit aperçu glané lors de ma visite il y a quelques jours.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Manier avec précaution » par Jeroen Jacobs architecte-paysagiste et Maarten Jacobs, designer, (Pays-bas).
Métaphore des menaces pesant sur la nature, ce jardin fragile est une invitation à manier les plantes avec précaution. Nous devons en prendre soin comme de nous mêmes. Il faut manier la nature avec précaution aujourd’hui pour pouvoir jouir demain d’une biodiversité heureuse.

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41)

"Manier avec précaution", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

Je suis sûr que vous n’aviez pas pensé à ces surprenants tuteurs pour vos roses trémières…

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

"Le pollen exubérant", 20e Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire (41), juillet 2011, photo Alain Delavie

« Le pollen exubérant » par Yekaterina Yushmanova architecte-paysagiste et Ruth Currey conceptrice paysagiste (États-Unis et Canada).
Pour imaginer l’avenir des jardins, nous nous tournons inévitablement vers leur passé. Ce jardin propose une exploration de l’héritage des jardins anémogames. Le pollen capture l’histoire de chaque plante et de ses ancêtres, puis chevauche le vent et permet de créer des nouvelles combinaisons de vie.

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