Archive journalières: 20 décembre 2010

La forte chute de neige a malmené les grands bambous

« Bonne chute de neige, pour la terre vaut fumier. » Si l’on en croît de nombreux dictons, la neige est bénéfique pour les cultures et les jardins. Mais certains végétaux n’apprécient pas ce manteau glacé qui pèse parfois beaucoup trop. C’est le cas des grands bambous.

Dégâts dus à la neige sur les bambous

Grands bambous affaissés ou cassés sous le poids de la couche de neige, Parc de la Villette, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Sous le poids de la neige très humide, certaines grandes cannes se sont penchées puis de plus en plus couchées. Quand on intervient pas très rapidement pour enlever la neige du feuillage, les tiges risquent de casser.

Dégâts dus à la neige sur les bambous

Grands bambous affaissés ou cassés sous le poids de la couche de neige, Parc de la Villette, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Dégâts dus à la neige sur les bambous

Grands bambous affaissés ou cassés sous le poids de la couche de neige, Parc de la Villette, Paris 19e (75), décembre 2010, photo Alain Delavie

Les plantes à feuillage persistant sont les plus sensibles aux chutes de neige. Il est préférable de secouer les feuilles, notamment celles des palmiers (Trachycarpus), des oliviers et des camélias. Ces derniers portent déjà leurs boutons floraux et la neige peut beaucoup les abîmer, encore plus quand elle se transforme en glace sous l’effet du gel.

L’importante chute de neige de ce dimanche matin a donné en fondant une grande quantité d’eau. Pensez à videz les soucoupes des potées laissées à l’extérieur, car il peut geler très vite et les plantes n’ont pas besoin de grandes quantités d’eau à cette saison.

Les jardins des Tuileries et du Carrousel sous la neige

Fermé pendant les intempéries hier dimanche, le Jardin des Tuileries (Paris 1er) s’est vite recouvert d’un grand manteau blanc et offrait des paysages superbes que l’on pouvait admirer des part et d’autres, par dessus ou à travers les grilles closes.

La neige n’a pas arrêté les photographes et les touristes trop heureux de faire des photos dans des conditions qui restent exceptionnelles pour Paris. Autant de neige, ce n’est pas si fréquent, même si ces dernières semaines on se demande vraiment quand la neige va cesser de tomber et l’hiver se calmer un peu…

Bon à savoir :
– L’Arc de Triomphe du Carrousel

L’axe de la visite des jardins du Domaine du Louvre, d’Est en Ouest, s’ouvre sur l’Arc de Triomphe du Carrousel pour finir place de la Concorde.
En 1806, pour célébrer la bataille d’Austerlitz, Napoléon Ier fit élever à l’entrée de la cour du château des Tuileries un arc de triomphe, conçu par Percier et Fontaine, sur le modèle de l’Arc de Septime Sévère à Rome.
Le programme iconographique, confié à Vivant Denon, est exécuté d’après des dessins de Meynier par les sculpteurs Cartellier, Ramey, Clodion, Lesueur…
À l’origine, le groupe des chevaux antiques provenant de la basilique Saint-Marc à Venise surplombait l’édifice ; il fut remplacé en 1828 par un quadrige de Bosio.

– Le Jardin du Carrousel
Massifs et pelouses en labyrinthe de verdure forment un écrin autour d’une vingtaine de statues d’A. Maillol, installées en 1964. On y admire notamment L’Action enchaînée et l’Ile de France, à l’entrée du jardin, puis une série de nymphes, baigneuses et déesses.
La Terrasse en surplomb du jardin est ornée de deux grands vases provenant du parc de Versailles et deux monuments d’A. Maillol : Le Monument à Cézanne et Le Monument aux morts de Port Vendres.

– Le Grand Carré
On pénètre dans les parterres situés à l’emplacement de ceux d’A. Le Nôtre.
En 1831, l’espace jusqu’au bassin central, était le jardin réservé du palais des Tuileries, établi pour Louis-Philippe et élargi pour Napoléon III en 1858.
Y sont installées des sculptures du XIXe siècle pour la plupart. Si les deux petits bassins se répondent avec un répertoire animalier (Tigre terrassant un crocodile de Caïn, côté rue de Rivoli, et Tigresse portant un paon à ses petits de Caïn, côté Seine), le Grand Bassin, lui, est agrémenté de grandes figures mythologiques et religieuses (Le Serment de Spartacus de Barrias, Thésée combattant le Minotaure de Ramey, Cincinnatus de Foyatier ou le Bon Samaritain de Sicard).
L’allée de Diane qui sépare le Grand Carré du Grand Couvert est ornée de statues du XVIIe siècle provenant du parc de Sceaux avec en alternance des vases : Diane à la biche de G. Coustou (moulage), Jules César de Parisi, Hercule Farnèse de Comino, Flore Farnèse d’André.