Archive mensuelles: juillet 2010

Façade jardin rue Brillat-Savarin (Paris 13e)

La rue Brillat-Savarin se prolonge sur 960 mètres dans le 13e arrondissement de Paris, entre les rues des Peupliers d’un côté et Henri Becque et Boussingault de l’autre. En la longeant, je suis tombé sous le charme de la façade rouge brique d’une maison de ville, véritable petit jardin vertical avec des plantes à tous les étages.

Jardin de façade en ville

Maison de ville dans la rue Brillat-Savarin avec une façade jardin, Paris 13e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

Hortensias, arbustes et plantes grimpantes divers. Un superbe exemple de jardin en pots et en jardinières comme on aimerait en voir davantage dans Paris. Une des petites surprises vertes que réserve la capitale aux promeneurs curieux.

La rue Brillat-Savarin a été dénommé par l’arrêté du 28 décembre 1894. Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) était un magistrat et gastronome français, auteur de la « Physiologie du goût« .
La rue faisait précédemment parties de la rue du Pot au Lait, de la rue du Petit Gentilly et de la rue du Grand Gentilly. Cette voie était située autrefois sur le territoire de la commune de Gentilly. Elle est indiquée sur le plan de Roussel (1730). L’établissement de la gare aux marchandises du chemin de fer de ceinture, a entraîné la suppression de la partie de la rue du Pot au Lait aboutissant au boulevard Kellermann.

Elle contourne la très belle et discrète Cité Florale, un ensemble de petites ruelles portant des noms de fleurs, bordées de maisons avec jardins et d’immeubles fleuris. À quelques pas de la Butte aux Cailles, un endroit privilégié qui laisse rêveur et dont je vous parlerai un jour prochain…

Faits divers au jardin, la biodiversité à sa porte

Fortement impliqué dans le développement durable et la préservation de la biodiversité, le Conseil général de Seine-et-Marne propose, jusqu’au 29 août 2010, l’exposition « Faits divers au jardin, la biodiversité à sa porte » au musée départemental des Pays de Seine-et-Marne à Saint-Cyr-sur-Morin (77). Il vous invite également à découvrir une riche programmation culturelle autour de l’exposition.

Dimanche 1er août 2010 à 10h30 : La princesse Flora et le jardin aux mille espèces
À travers contes et jeux interactifs, les enfants découvrent qu’il existe une vie luxuriante et sensible sous leur fenêtre. Ils explorent le jardin à la loupe et sont invités à rencontrer le petit monde de la haie, à visiter la maison de Monsieur Taupe, à humer des senteurs le nez dans l’herbe et à écouter les aventures de la princesse Flora dans son jardin aux mille espèces,…
Animation pour les enfants à partir de 2 ans et demi accompagnés de leurs parents. Sur réservation.
Tarif animation : 2 euros pour les enfants, 3 euros pour les adultes (correspond au droit d’entrée au musée). Possibilité de tarif réduit pour les adultes. Animation également proposée aux groupes d’enfants (centres de loisirs, IME … ) à partir de 2 ans, tous les jours sauf le samedi, sur réservation.

Jusqu’au 29 août 2010, visite libre de l’exposition :
Tous les jours à l’exception du samedi de 10h à 12h et 14h à 18h.
Visite libre ou animée de l’exposition pour les groupes sur réservation. Tous les jours à l’exception du samedi.
Cet été, le musée départemental des Pays de Seine-et-Marne vous propose également de visiter la maison de Pierre Mac Orlan nouvellement ouverte au public par la commune de Saint-Cyr-sur-Morin. Dans ce lieu de mémoire et intime de l’écrivain (1882-1970), chaque objet et chaque meuble racontent sa personnalité, son univers affectif et littéraire. La maison se visite exclusivement sur réservation et en visite guidée assurée par le musée départemental des Pays de Seine-et-Marne, par groupe de 30 personnes maximum. Le retrait des billets d’entrée et le départ des visites s’effectuent au musée.

Le dimanche 29 août :
Visites pour les individuels et pour les groupes à 14h et à 16h. Réservation obligatoire au plus tard le jeudi précédent le dimanche. Retrait des tickets et départ de la visite au musée des Pays de Seine-et-Marne.

Tous les mardis :
Visites uniquement pour les groupes, de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30. Réservation obligatoire. Retrait des tickets et départ de la visite au musée des Pays de Seine-et-Marne.

Informations pratiques :
Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne
17, avenue de la Ferté-sous-Jouarre, 77750 Saint-Cyr-Sur-Morin.
Tél. : 01 60 24 46 00.
Ouvert tous les jours sauf le samedi, de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30, et jusqu’à 18h en juillet et août. Fermé le 1er mai et du 24 décembre au 1er janvier.
Le musée a le label « Tourisme et handicap » pour les handicaps moteur, mental et auditif.

Droits d’entrée :
– Plein tarif : 3 euros.
– Tarif réduit : 2 euros pour les jeunes âgés de 19 à 25 ans, les plus de 60 ans, les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur.
– Gratuité jusqu’à 18 ans inclus, personnes en recherche d’emploi, bénéficiaires du RSA ou de la CMU.

Bicyclette au bois dormant…

Quand on laisse traîner son vélo le long d’une clôture dans Paris, voici ce qui peut arriver si on ne vous le pique pas avant…

La nature gagne sur la ville

Vélos ensevelis par les plantes grimpantes, passage Dubail, Paris 10e (75), juillet 2010, photo Alain Delavie

Terribles la glycine et le lierre !
À moins que ce ne soit une méthode de camouflage pour éviter de se faire voler sa bicyclette…
Un nouveau procédé de vélo tuteurage ?
Ou des vélos buissonniers peut-être…

Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.
Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.

Place des Fêtes on roule au pas,
Place Clichy on roule au pas,
La Bastille est assiégée,
Et la République est en danger.

Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.
Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.

L’agent voudrait se mettre au vert,
L’Opéra rêve de grand-père,
À Cambronne on a des mots,
Et à Austerlitz c’est Waterloo!

Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.
Dans Paris à vélo on dépasse les autos,
À vélo dans Paris on dépasse les taxis.
(chanson de Joe Dassin; paroles de Richelle Dassin et Claude Lemesle; musique de Juwens et Deane)

Dans Paris les vélos s’font pousser par les autos,
Les vélos dans Paris s’font bouffer par les glycines…

Caladium bariolé

Syngonium, pothos, anthurium, colocasia… Les plantes de la famille des Aracées ont l’air de se plaire dans mon appartement. Je lorgnais depuis longtemps sur les caladiums, sans arriver à me décider pour un coloris ou l’autre. C’est chose faite, avec un petit sujet bariolé à souhait !

Plantes vertes

Caladium et anthurium, deux plantes d'intérieur de la famille des Aracées, photo Alain Delavie

La potée est encore petite, mais les feuilles présentent une belle palette de couleurs qui varient d’une feuille à l’autre. Vert acidulé, blanc, rouge cerise, pourpre, rose… Une plante verte qui ne l’est plus, tonique à souhait !

Plante verte

Potée de caladium hybride (Aracées), photo Alain Delavie

Plante d'intérieur à feuillage décoratif

Caladium hybride (Aracées), photo Alain Delavie

Cette plante bulbeuse à végétation estivale est originaire d’Amérique du Sud. Les variétés proposées dans le commerce sont des hybrides, sélectionnées pour leur feuillage aux couleurs plus ou moins chatoyantes. Jamais dénommées, pas très souvent proposées, ces plantes à feuillage décoratif ne se trouvent qu’à dose homéopathique. Alors qu’il existe un nombre impressionnant de cultivars. Petit tour du web à la recherche de variétés délirantes :
NeoFarmThaïland
Asiaticanursery
Brent and Becky’s Bulbs
Van Bloem Gardens

Pour les soins, de la lumière sans soleil direct, un sol léger et humifère qui reste frais pendant la période de végétation (arrosage à l’eau douce de préférence, sans calcaire), apport d’engrais azoté tous les quinze jours, atmosphère pas trop sèche sinon le feuillage risque de subir des attaques d’araignées rouges. La plante entre en repos pendant la mauvaise saison, il faut alors diminuer puis cesser les arrosages. Quand toutes les feuilles ont jauni, le tubercule se conserve dans de la tourbe sèche, mais toujours dans une pièce hors gel et si possible pas trop chauffée.

Premiers asters, ça sent l’automne…

Les premières fleurs d’aster se sont épanouies sur mon balcon, dans une myriade de fleurettes de gaura. Un duo on ne peut plus estival, mais qui a un petit air d’automne déjà…

Plante vivace à floraison estivale

Premières fleurs d'aster sur mon balcon, juillet 2010, photo Alain Delavie

Et les soirées sont plus courtes. À 10 heures, il fait nuit noire. L’été file trop vite !

Mais j’aime beaucoup ce duo de fleurs sans soucis, sans chichis. Et dire qu’il m’a fallu toutes ces années pour enfin planter des asters sur mon balcons. fleurs de fin d’été presque incontournable !

Plante vivace à floraison estivale

Premières fleurs d'aster sur mon balcon, juillet 2010, photo Alain Delavie

J’ai perdu l’étiquette de mon aster, si quelqu’un reconnaît la variété…

Arbuste d’été : Vitex agnus-castus ‘Silver Spire’

Avec les althéas, les lilas des Indes et les innombrables arbres à papillons qui n’en finissent pas de fleurir dans Paris, les gattiliers font partie des vedettes de l’été dans les jardins publics parisiens. Ces arbustes à floraison estivale très robustes et peu exigeants offrent le plus souvent des épis de fleurs bleues. Mais le Jardin des Halles (Paris 1er) en héberge un superbe spécimen à épis blanc argenté.

Arbuste à floraison estivale

Gattilier blanc (Vitex agnus-castus 'Silver Spire'), Jardin des Halles (Paris 1er), juillet 2010, photo Alain Delavie

Arbuste à floraison estivale

Gattilier blanc (Vitex agnus-castus 'Silver Spire'), Jardin des Halles (Paris 1er), juillet 2010, photo Alain Delavie

Vitex agnus-castus ‘Alba’ ou Vitex agnus-castus ‘Silver Spire’, les deux variétés donnent une floraison blanche. Les épis de la seconde sont plus allongés.

Arbuste à floraison estivale

Gattilier blanc (Vitex agnus-castus 'Silver Spire'), Jardin des Halles (Paris 1er), juillet 2010, photo Alain Delavie

Quelle que soit la météo estivale, sécheresse ou été pourri, le gattilier fleurit, encore et encore. Cette espèce vigoureuse (sans être trop encombrante) et sans soucis mériterait plus de notoriété. Quand il est cultivé en isolé ou dans une haie libre, l’arbuste atteint vite 2 à 3 mètres d’envergure. Les feuilles caduques sont composées et digitées. Le poivre des moines ou agneau-chaste (autres noms communs du gattilier) supporte des tailles sévères en fin d’hiver, car ses fleurs apparaissent sur les nouvelles pousses de l’année.

Arbuste à floraison estivale

Gattilier blanc (Vitex agnus-castus 'Silver Spire'), Jardin des Halles (Paris 1er), juillet 2010, photo Alain Delavie

Un arbuste d’été à installer en plein soleil, dans un sol léger et bien drainé.
Vous pouvez le trouver dans la pépinière Jardins de la Brande.