Archive journalières: 8 août 2009

Le pourpier sauvage en décoration florale estivale ?

Envahissant, le pourpier sauvage (Portulaca oleracea) est le plus souvent considéré comme une mauvaise herbe. Certains l’apprécient pour son feuillage croquant et charnu. Mais un beau pied ne manque pas d’attrait en bordure…

Ce pied bien fourni s’est invité tout seul bien sûr, mais son feuillage brillant, d’un joli vert foncé et ses minuscules fleurs jaunes qui ne s’ouvrent qu’en plein soleil en font un compagnon charmant pour cette bordure de cinéraires maritimes et de sauges qui résistent visiblement moins bien au manque d’eau.

Cette petite plante annuelle exige une exposition très ensoleillée et un sol bien drainé pour prospérer. À associer à d’autres plantes robustes, qui ne se laissent pas envahir.

Pour reconnaître le pourpier sauvage, voici une page de photos réalisées par l’INRA Dijon, montrant tous les stades du végétal depuis les jeunes plantules : http://www2.dijon.inra.fr/bga/phototheque/main.php?g2_itemId=4897

Jolie vagabonde 2 : la pensée

Dans la série des plantes vagabondes qui s’échappent des jardins ou des balcons pour aller fleurir ou pousser dans la ville ou dans la nature, la pensée et la violette cornue peuvent se ressemer où bon leur semble.

Un sol bien drainé, pas trop humide, il n’en faut pas plus pour voir repousser des semis spontanés de pensées ou de violettes cornues. Et les jeunes plants « sauvageons » sont bien plus costauds, car même en plein mois d’août, ces fleurs dites printanières continuent à s’épanouir.

Si tous les caniveaux étaient aussi joliment fleuris…

Le danger des mauvaises herbes

Outre le côté négligé qu’elles donnent au jardin, les mauvaises herbes peuvent aussi transmettre certaines maladies ou des parasites aux plantes cultivées.

Exemple photographié à Auvers-sur-Oise, charmant petit village du Val-d’Oise. Le feuillage de la plante adventice est couvert de blanc (oïdium) et constitue donc une réserve, un foyer d’infection pour cette maladie cryptogamique qui peut faire des ravages au cours de l’été, aussi bien parmi les fleurs que les légumes.
Un coup de binette et le mal est écarté. Surtout on ne jette pas la plante infectée sur le tas de compost, à moins d’être sûr qu’il chauffe beaucoup ensuite pour exterminer les spores du champignon parasite.