Archive journalières: 5 août 2009

Jolie vagabonde 1 : l’érigéron

Il n’y a pas que les mauvaises herbes qui se ressèment partout. Certaines fleurs des balcons ou des jardins aiment se répandre loin de leur lieu d’implantation, parfois dans des endroits les plus inattendus. Comme cette vergerette (Erigeron karvinskianus) qui a élu domicile près d’une grille d’évacuation des eaux.

Un semis spontané d’une belle vigueur, fleuri à souhait. Avouez que l’ensemble ne manque pas de charme !

Hibiscus en soldes…

Le grand fleuriste installé dans l’avenue de Flandres (Paris 19è) a la bonne idée de brader les plantes en pots ayant perdu de leur splendeur. Défleuries, certes, mais pas bonnes pour la poubelle. Preuve en est avec ce pied d’hibiscus rose de Chine qui refait de gros boutons floraux.

Aussitôt achetée (2,90 euros, vraiment pas une ruine ! Parfait pour tenter la culture de cette plante), j’ai placé cette petite potée rescapée sur le balcon, dans le coin le plus ensoleillé. Avec des arrosages réguliers, la chaleur et le soleil, les boutons floraux sont vite réapparus (en deux semaines), sans avoir rempoté la plante ou donné de l’engrais.

La suite quand les fleurs s’épanouiront, car je ne connais pas la couleur. Qu’importe, je l’aime trop déjà !

Adiantum caudatum : 70 cm la fronde !

En décembre dernier, je vous présentais l’une de mes dernières acquisitions en matière de plante d’intérieur : une fougère, un Adiantum caudatum. Beau, mais si fragile… Mais j’ai enfin réussi à faire pousser ce pied ! Résultat : deux immenses frondes de plus de 70 centimètres de longueur.

Le secret de cette réussite ? Un rempotage quand les premières frondes se sont desséchées, pour éviter les coups de soif beaucoup trop fréquents en raison d’une motte de substrat tourbeux peu volumineuse et trop vite asséchée. La plante était vendu dans un pot de 10-12 cm de diamètre à peine, autant dire presque sans terre. Le moindre oubli d’arrosage et c’était le dessèchement assuré, voire la mort de la plante quand l’oubli se prolongeait.
J’ai installé ma potée dans un pot à réserve d’eau (Lechusa mini cubi). La jauge permet de suivre avec précision l’arrosage, ma plante n’a plus jamais eu de coup de soif et elle a prospéré sans trop de lumière. Oubliées les frondes desséchées, quelle grâce !

Jolie, la carotte sauvage !

Certaines mauvaises herbes se révèlent parfois d’un attrait égal aux plantes cultivées. Telle cette grosse touffe de carotte sauvage (Daucus carota), en pleine floraison.

Superbe, non ?

Cette plante annuelle, voire bisannuelle, meure après avoir fleuri et donné de très nombreuses graines. Les ombelles de petites fleurs blanches ont la particularité de se replier pour former comme un nid d’oiseau quand les graines sont arrivées à maturité. Pour limiter l’expansion de cette sauvageonne, il faut donc couper les ombelles dès qu’elles fanent. Pour en retrouver un peu partout, on laisse faire la nature !

Bon à savoir : la carotte sauvage ressemble beaucoup à la grande et à la petite ciguë, deux plantes fortement toxiques et déconseillées dans les jardins, ainsi qu’aux oenanthes. Mais elle est pourvue de poils, contrairement aux autres espèces. De plus quand on la froisse, elle dégage une odeur plutôt agréable, de carotte ! Le feuillage froissé des autres espèces donne des effluves moins agréables…